Aller au contenu principal

L'an dernier, 1.428 détenus ont été renvoyés dans leur pays d'origine

L'an dernier, 1.428 détenus en séjour illégal ont été renvoyés dans leur pays d'origine après avoir purgé leur peine, ce qui représente une légère baisse par rapport à l'année précédente. Il s'agit principalement de personnes originaires d'Albanie, de Roumanie et du Maroc. La secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration Nicole de Moor (CD&V) a mis en place un accompagnement pour encourager ce retour, avec un suivi individuel.

Eric Steffens
Publié:

Le fait qu'un peu moins de détenus en situation irrégulière dans notre pays aient été renvoyés dans leur pays après leur peine l'année dernière qu'en 2022 (1.428 en 2023 contre 1.511 un an plus tôt) est en partie lié à une modification de la loi relative aux peines de courte durée, selon la secrétaire d'État à l'Asile et à la Migration, Nicole de Moor (CD&V).

"De ce fait, moins de détenus de courte durée ont été libérés l'année dernière. Mais nous rattraperons ce retard au cours de l'année à venir". Dans la plupart des cas, il s'agit de personnes originaires d'Albanie, du Maroc et de Roumanie.

Mme De Moor estime qu'il est très important de pouvoir renvoyer les détenus qui n'ont pas de permis de séjour valable immédiatement après leur séjour en prison.

Des coachs pour l'aide au retour

"Il est évident que l'on doit être rapatrié si l'on n'a pas le droit de se trouver dans notre pays, mais c'est particulièrement vrai pour les personnes qui ont commis des infractions pénales. Si nous pouvons les renvoyer dans leur pays d'origine depuis la prison, nous leur évitons de séjourner d'abord dans un centre fermé".

Pour ce faire, Nicole de Moor a augmenté le nombre de coachs ICAM (Individual Case Management). "Aujourd'hui, 21 personnes du département de l'immigration travaillent dans les prisons. L'année dernière, quelque 5 000 entretiens ont eu lieu avec des détenus pour préparer leur retour à leur sortie de prison."  

Obligation de coopération ?

Ces coachs en matière de retour font le lien entre les détenus et leur pays d'origine. "Nous avons surtout besoin de collaborer avec les pays d'origine. Cela fonctionne mieux lorsque nous suivons un processus avec ces détenus sur base d’un retour volontaire.

"On ne peut pas simplement mettre les gens dans un avion : ils doivent être identifiés par leur pays d'origine, nous avons également besoin de documents de voyage. Nos accompagnateurs de retour sont ce lien.

Nicole de Moor veut aller encore plus loin. La commission Intérieur de la Chambre a approuvé la semaine dernière son projet de loi visant à mettre en place une politique de retour "proactive".

Le projet de loi adopté en commission instaure une obligation de coopérer à tous les étrangers soumis à une obligation de quitter le territoire, dans le cadre de l'aide au retour. Nicole de Moor prévoit également la construction d'un nouveau centre de départ à Steenokkerzeel et de trois nouveaux centres de retour fermés à Zandvliet, Jumet et Jabbeke.  

En savoir plus

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5