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Des étudiants de l'UHasselt suivent un cours d'anatomie

Faire don de son corps à la science, un acte altruiste, qui gagne en popularité

L’an dernier, en Flandre et à Bruxelles, 460 personnes ont fait don de leur corps à la science après leur mort. C'est ce que révèlent les chiffres communiqués à VRT NWS par les universités flamandes. Par rapport à 2022, le nombre de dons de corps a légèrement augmenté. "Il y a moins de tabou autour de ce sujet et les gens veulent souvent faire un geste en retour".

Eric Steffens
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L'année dernière, la KU Leuven, l'UGent et l'Université d'Anvers ont reçu davantage de corps. Par contre, à la VUB et à l'UHasselt, le nombre de dons a légèrement diminué, mais dans l'ensemble, le don de corps semble avoir gagné en popularité ces dernières années. À Gand, il arrive même que les admissions soient temporairement gelées en raison du manque d'espace pour stocker les corps. Les dons reçus sont ensuite transférés à la VUB. Les universités néerlandophones ont reçu un total de 460 dons de corps en 2023, contre 454 en 2022.

Pourquoi y a-t-il plus de dons de corps ?

Il y a plusieurs explications à cette augmentation. "La presse y accorde plus d'attention et il y a plus d'étudiants qui suivent des cours utilisant des corps de donneurs", explique le professeur Wouter Willaert (UGent). "Les avantages sont considérables, notamment pour les cours d'anatomie", explique le professeur Leen Popleu (UHasselt). "Un modèle en plastique est dur, alors que les structures du corps du donneur peuvent encore être déplacées. Il est possible de regarder sous un nerf, par exemple, ou de déplacer des organes dans l'abdomen. Ce sont des choses que l'on ne peut pas faire autrement". Les universités sont donc satisfaites de ces dons. "Nous avons l'impression que le tabou disparaît quelque peu", déclare Nathalie Vlaeminck de la VUB.

Le corps donné est traité de manière à pouvoir être utilisé pendant cinq ans. "Les corps des donneurs sont très utiles pour la formation, mais ils peuvent également servir à la recherche scientifique", explique encore Leen Popleu. Ils restent à l’ université et y sont également utilisés. "Très souvent, les dons proviennent de personnes qui ont elles-mêmes un lien avec l'université, de leur propre région. Il s'agit le plus souvent de personnes âgées, mais parfois aussi de personnes plus jeunes", explique Wouter Willaert. "Nous constatons que les gens veulent souvent faire un geste en retour, par exemple parce qu'ils ont été patients dans un hôpital universitaire".

Respect du défunt

Les universités soulignent qu'elles traitent les corps des donneurs avec beaucoup de respect. Il y a aussi parfois de petites compensations financières pour les proches. "Si les corps des donneurs ne peuvent plus être utilisés, les restes sont incinérés et dispersés par l’université", explique Popleu (UHasselt). Mais parfois aussi les corps sont restitués à la famille. "Nous prévoyons également la construction prochaine d'un monument en l'honneur de ces donneurs. Il pourra s'agir d'un lieu où les proches rendront hommage aux personnes décédées et où les étudiants sont encouragés à réfléchir sur le don d'un corps."

 

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