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La série à succès de la VRT sur les forces spéciales revient avec la saison 2 de "Kamp Waes"

La série flamande sur les forces spéciales  "Kamp Waes" revient en 2024. La saison 2 de cette série à succès sera diffusée à partir du dimanche 14 janvier sur la première chaîne de la VRT. Dix hommes et cinq femmes suivent une formation courte mais intense du Groupe des Forces spéciales, l’une des plus sélectives de la Défense. C’est l’instructeur Fly qui dirige les opérations. Parmi les aptitudes pour rejoindre ces forces spéciales, il y a bien sûr la force physique, la bonne gestion du stress mais aussi un mental d’acier. "Dans quelle mesure les candidats peuvent-ils acquérir ces qualités ?" se demande Tom Waes, le présentateur vedette de la série.

Eric Steffens
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Après le succès de la série 1, les grandes lignes de "Kamp Waes 2" sont connues, mais la surprise n'est jamais loin, assure Tom Waes. "Le planning, l’endroit et le contenu des épreuves sont inconnus de tous. En tant que réalisateurs, nous n’avons rien à dire. C’est l’instructeur Fly qui détermine les missions à accomplir et nous suivons, bien qu'il m'ait maintenant un peu plus impliqué. Ainsi, j'ai pu assister aux réunions des forces spéciales, ce qui m'a permis d'être moins spectateur", a déclaré Tom Waes à VRT NWS.

Tom Waes avec les instructeurs des Forces spéciales

Quels sont les plus grands défis pour les candidats et les réalisateurs de la série ?

"En tant que participant, je dirais que le plus dur c’est l'ignorance : ne pas savoir quand on peut manger ni dormir ni combien de temps durent les épreuves. Nous avons constaté que les candidats comptaient les nuits. Le froid et le manque de sommeil peuvent également être des points de rupture. En tant que producteurs de télévision, nous avons également vécu certaines de ces choses".

"Les équipes de tournage peuvent se relayer, mais Fly, moi-même et les monteurs Tomas et Jesse sommes impliqués dans TOUT. C'est difficile lors des épreuves de sélection, lorsqu'un candidat abandonne au milieu de la nuit. Mais avec notre équipe habituelle, avec laquelle je travaille depuis 15 ans, cela marche toujours, même sans scénario. Contrairement à un projet pluriannuel comme "Het verhaal van Vlaanderen", c’est agréable de pouvoir improviser et de mettre en boîte un programme complet en une semaine et demie".

Les candidats de la deuxième série étaient bien préparés, mais leur confiance en eux n'a duré que le temps d’une épreuve

"Les candidats étaient physiquement bien préparés, mais Fly a veillé à ce que leur confiance en eux ne dure que le temps d’une épreuve. La "Bergham Run" marque le début de l'entraînement des forces spéciales. Tous s'étaient donc bien entraînés à courir 8 kilomètres en 50 minutes, avec un sac de 20 kg sur le dos. L'un de nos candidats a même réalisé le meilleur temps de sa vie".

"Mais après cela, c'était l'incertitude pure et simple. Qu'arrive-t-il à une personne en pleine forme, seule la nuit dans une forêt glacée, sans nourriture, sans sommeil et sans confort ? Personne ne le sait. Et parce que le niveau physique des candidats était élevé, Fly a rendu les choses encore plus difficiles. Je suis heureux que cette saison mette davantage l'accent sur l'aspect mental. Les membres des forces spéciales sont plus que des machines de combat bien entraînées, ce sont aussi des êtres humains.

Une partie des candidats de "Kamp Waes 2"

Quelles sont les qualités requises pour faire partie des forces spéciales ?

Qu'est-ce qui est testé chez les candidats dans toutes les épreuves extrêmes ? L'instructeur Fly recherche la combinaison de quatre qualités : la résistance au stress, la force de caractère dans la coopération, la préparation physique et l'intelligence. "Mais dans quelle mesure les candidats peuvent-ils changer pour acquérir ces qualités ?" se demande Tom Waes.

Tout ne s'apprend pas : l'intelligence et la persévérance, on les a ou on ne les a pas

"Il faut avoir des qualités intrinsèques qui ne s'enseignent pas. Trouver des personnes qui peuvent physiquement supporter la formation et le travail n'est pas un problème. L'important est de savoir ce que l'on fait à tout moment, comment on traite avec les gens et quelles sont les relations dans l'endroit où l'on se trouve. On peut apprendre des choses aux gens, mais l'intelligence de base, on l'a ou on ne l'a pas.

"La deuxième qualité intrinsèque est la persévérance. Vous ne savez pas à l'avance dans quelle mesure elle est en vous jusqu'à ce que vous vous retrouviez dans des situations extrêmes. Les forces spéciales veulent voir qui passe à travers le trou et qui abandonne. Elles recherchent donc avant tout des personnes intelligentes et fonceuses, le reste s'apprend".

L'heure des femmes dans les forces spéciales a-t-elle sonné ?

Les candidates, en particulier, ont beaucoup surpris Tom Waes. À l'exception d'une "candidate câlin" (Waes ne révélera pas son nom), comme certains candidats de la première série, les femmes se sont dévoilées. Elles ont souffert sur le plan physique. Fly a vu ce dont elles sont capables, la pierre d’achoppement est de réussir les tests de base. C'est la raison pour laquelle il n'y a pas de femmes parmi les opérateurs des forces spéciales". (Les forces spéciales comptent des femmes mais dans un rôle de soutien, ndlr).

Principale difficulté : l'équipement lourd. "Si une femme en bonne santé de 60 kg doit porter un sac à dos de 25 à 30 kg, cela représente la moitié de son poids. Comparez cela à un homme de plus de 2 mètres comme le candidat Lode, pour qui cela ne représente "que" le quart de son poids. Vous comprenez le grand désavantage que représente l’épreuve "Bergham Run" pour les femmes, mais aussi le fait que les forces spéciales ne peuvent pas faire de compromis sur ce point.  

Je pense que les forces spéciales auraient bien besoin de femmes parmi leurs opérateurs

"Sans dévoiler trop le contenu de leur travail, sur lequel nous ne sommes d'ailleurs pas autorisés à poser de questions : les tâches des forces spéciales ont évolué. Il s'agit davantage d'infiltrer que de faire irruption et d'éliminer des gens. Les compétences sociales et la capacité d'improvisation sont de plus en plus importantes. Je pense que les forces spéciales auraient certainement besoin de femmes parmi leurs opérateurs. Quand on voit ce qui se passe dans le monde, on se dit que la Défense a de toute façon besoin de gens".

D'ailleurs, ceux qui participent au "Kamp Waes" ne peuvent jamais s'engager dans les forces spéciales. "Leur visage doit rester inconnu, c'est pourquoi les opérateurs se présentent toujours de manière anonyme. Il y a rarement des candidats qui envisagent effectivement de changer de carrière pour une vie aussi extrême, même s'ils ont le potentiel."

Une partie des candidats de "Kamp Waes 2"

Quels sont les candidats qui ont le plus marqués Tom Waes ?

Pour la sélection des candidats au "Kamp Waes", c'est la Défense qui a pris les devants. "Sur les 3 000 candidatures, 200 personnes ont été sélectionnées sur la base de leurs capacités physiques. Après un premier test, 50 personnes ont passé des tests médicaux avec l'armée. Sur les 30 personnes déclarées aptes, nous avons pu en choisir 15 : tous les candidats ont une motivation claire. Ils veulent prouver quelque chose, à eux-mêmes ou à quelqu'un d'autre. C'est intéressant pour eux et pour les téléspectateurs aussi.

On retiendra trois noms : Lode Lemmelijn, le frère du célèbre rameur Ward, qui lui ressemble d’ailleurs beaucoup physiquement.  Il y a aussi le frère et la sœur Dries et Kaat Borstlap qui, à 20 ans, sont les plus jeunes des candidats.

"Ces deux-là sont physiquement solides et ils ont certainement quelque chose à gagner l'un de l'autre durant cette épreuve, mais c'est un duo. Le fait d’être à deux leur apporte du réconfort, mais aussi de la pression. Prendre soin de soi tout au long d’un tel parcours c’est déjà assez difficile, alors devoir s’occuper en plus de quelqu'un d'autre c’est un luxe que l'on ne peut pas se permettre".

Actions, émotions, conditions extrêmes, Flamands célèbres… tous les éléments sont réunis pour faire de la saison 2 de "Kamp Waes" un nouveau succès.

Le présentateur de la série Tom Waes est une star de la télévision flamande. Âgé de 55 ans, c’est un touche à tout qui a présenté aussi bien l’émission historique "Het Verhaal van Vlaanderen" qu’une émission de tourisme atypique comme "Reizen Waes". Il a aussi été acteur d’une série très populaire comme "Undercover", diffusée sur Netflix. Dans une autre vie Tom Waes a aussi été chanteur, portier de boîte de nuit ou plongeur sous-marin. 

La série "Kamp Waes 2" sera diffusée sur VRT1 et VRT MAX à partir du dimanche 14 janvier. Sur VRT MAX, l'instructeur Fly raconte chaque semaine des véritables missions du Groupe des Forces spéciales dans la série en ligne "Kamp Waes : classified".

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