Le tribunal correctionnel de Tongres a condamné ce mardi trois hommes originaires de Genk et Bilzen (Limbourg) qui avaient appelé en 2020 sur la messagerie Telegram à protester contre les mesures sanitaires prises lors de la pandémie de Covid-19, mais aussi à attaquer la police. Ils écopent de 12 mois de prison avec sursis partiel. Les prévenus reçoivent également d'une amende de 800 euros, avec sursis partiel aussi.
Trois hommes condamnés pour incitation à la violence lors d'une manifestation contre les mesures du confinement
Les prévenus limbourgeois étaient membres de deux groupes sur la messagerie Telegram, sur lesquels ils critiquaient les mesures corona. Des appels à la rébellion contre la police, qui contrôlait le respect de ces mesures, étaient notamment lancés.
Un des groupes Telegram avait appelé à descendre massivement dans la rue le 14 novembre 2020 pour protester contre les mesures sanitaires. Dans l'autre groupe, créé quelques heures avant la manifestation, des messages avaient été publiés incitant à la violence contre la police.
Le 14 novembre 2020, vers 21h, la police de la zone Carma avait appris qu'une cinquantaine de personnes s'étaient rassemblées à la maison de jeunes de Sledderlo. A leur arrivée, les forces de police ont été caillassées avec des briques et des fusées éclairantes, dont des pétards cobra, qui peuvent provoquer des blessures physiques graves, voire mortelles. Le calme est finalement revenu vers minuit.
Les trois prévenus, dont l'un est considéré par le ministère public comme le propriétaire d'un des deux groupes Telegram, devaient répondre d'incitation à la violence contre la police. Ils ont été condamnés à 12 mois de prison et 800 euros d'amende, tous deux avec sursis partiel. Ils doivent également s'acquitter de dommages et intérêts auprès des agents visés de la zone de police Carma.
