De nombreuses sociétés de titres-services vont augmenter leur contribution client après le Nouvel An, c'est-à-dire le coût qu'elles facturent en plus du prix des titres-services. Dans certaines entreprises, cette contribution sera même doublée voire triplée.
A partir de l’année prochaine, les clients devront payer une contribution plus élevée pour les titres-services
Le prix des titres-services est bétonné depuis des années : neuf euros de l'heure, soit 7,2 euros de l'heure après déduction fiscale. Pour l'instant, rien ne changera à ce prix fixé par les pouvoirs publics.;
Ce qui change, c'est la contribution du client, que les sociétés facturent en plus du prix des titres. Cette contribution est destinée, par exemple, à la formation des aides ménagères ou à la couverture des frais administratifs.
Certaines sociétés, environ un tiers, ne facturaient pas encore cette contribution, mais elles sont de plus en plus rares. La plupart des sociétés le font, et vont même jusqu'à demander une forte augmentation, parfois jusqu'à deux ou trois fois plus.
"Une évolution inéluctable"
Chez I-man, par exemple, la contribution du client passera de 1,4 à 5 euros/ l’heure. Et Helan Household Help augmentera également la contribution, explique Anne Coppens, de l'entreprise de titres-services, sur Radio 1. "En 2023, vous payiez 75 euros de contribution client par an, cela passera désormais à 100 euros."
Selon Anne Coppens, il s'agit d'une évolution inévitable. "Les salaires des aides ménagères ont fortement augmenté, notamment en raison de l'indexation des salaires."
Selon Anne Cattelain de la fédération professionnelle Federgon, tout le secteur est à bout de souffle car le prix d'un titre-service ne couvre pas les frais. "Il faut tout payer avec cela : les salaires, l'accompagnement, la formation ou le coût des heures non productives. Il y a eu 10 % d'indexation l'année dernière, et tous les coûts ont augmenté. Tout le monde estime que le prix actuel n'est plus réaliste".
Le problème n'est d'ailleurs pas nouveau. L'année dernière, la contribution du client avait déjà été augmentée pour la même raison : le prix ne couvre pas les coûts. Mais le gouvernement flamand s'était alors prononcé en faveur d'une augmentation, notamment parce que des titres-services plus coûteux risquaient d'entraîner une baisse de l'utilisation et donc de nuire à l'emploi dans le secteur.
Quelles solutions ?
Selon le secteur, la solution consisterait à faire payer davantage les clients pour les titres-services eux-mêmes. Depuis 2014, ce prix est fixé à 9 euros par heure, soit 7,2 euros après déduction fiscale.
Le gouvernement flamand refuse depuis des années d'augmenter ce prix, mais c'est finalement intenable, estime Anne Coppens de Helan Huishoudhulp : "Une heure d'aide-ménagère coûte neuf euros au client. En fait, c'est trop bon marché, on ne peut pas trouver d'aide ailleurs pour ce prix.
Une autre solution pourrait être d'augmenter l'intervention du gouvernement. Aujourd'hui, elle s'élève à 18 euros par chèque emploi service, et le travailleur du chèque emploi service gagne en moyenne 13,5 euros bruts de l'heure.
Mais cela entraîne une autre discussion : les syndicats souhaiteraient que l'argent supplémentaire serve principalement à augmenter les salaires, alors que les entreprises veulent investir davantage dans leurs propres activités. Environ 800 000 familles flamandes utilisent le système.
