Jamais les embouteillages n'ont été aussi importants que cette année, sur les routes en Flandre. C'est ce que révèlent les chiffres du Vlaams Verkeerscentrum, le Centre flamand de la circulation. Au printemps, les chiffres des embouteillages atteignaient déjà des sommets inégalés, mais le mois dernier a battu de nouveaux records : jamais les embouteillages de novembre n'ont été aussi importants que cette année.
Tous ceux qui ont emprunté les routes flamandes ces derniers mois l'auront remarqué : il n'y a jamais eu autant d'embouteillages que cette année. Cela a été confirmé par les données du Centre flamand de la circulation.
Depuis 2011, le Centre flamand de la circulation effectue un comptage du trafic sur les routes flamandes afin de mesurer la gravité des embouteillages. La pression des embouteillages signifie : combien il y a d'embouteillages et quelle est leur durée dans le temps. Il s'agit donc de la longueur multipliée par la durée, exprimée en "kilomètres/heure".
Au-dessus du niveau d’avant la pandémie
En novembre 2023, la gravité des embouteillages au cours d'un jour ouvrable moyen s'élevait à 1 035 kilomètres/heure, pour l'ensemble des principales routes flamandes. Cela nous place bien au-dessus du niveau d'embouteillage d'avant la pandémie de Covid-19 : en novembre 2019, par exemple, la gravité des embouteillages n'était "que" de 938 kilomètres/heure.
"Jamais les embouteillages de novembre n'ont été aussi importants que cette année", fait le point Peter Bruyninckx du Centre flamand de la circulation. Étant donné que les mois de mars, avril, mai et juillet ont également battu des records en termes d'intensité des embouteillages, Bruyninckx considère déjà l'année 2023 comme l'année record en matière d'embouteillages depuis le début des comptages du Centre de la circulation.
C'est surtout la durée des embouteillages qui a augmenté cette année", note Hajo Beeckman, expert en circulation de la VRT NWS. "Cela explique aussi pourquoi il y a tant d'embouteillages pendant les heures creuses ces jours-ci : les heures de pointe se fondent les unes dans les autres, surtout par temps de pluie. Et nous avons eu des records de précipitations ces derniers mois.
Des bulletins radio sur l'état des routes de plus en plus longs
Alors comment se fait-il que nos routes continuent de se congestionner ? "Notre réseau routier reste ce qu'il est, alors que le trafic continue d'augmenter. Cette dernière est due à la croissance démographique et à la croissance économique. Ces deux facteurs ne représentent que quelques points de pourcentage, mais sur un réseau routier déjà saturé, cela se traduit par des routes de plus en plus congestionnées", observe Hajo Beeckman, qui a récemment dû donner des bulletins sur l'état des routes de plus en plus longs sur les radios de la VRT.
Hajo Beeckman constate également que l'effet de la crise du Covid sur notre trafic a complètement disparu. "Nous travaillons encore un peu plus à domicile qu'auparavant. En outre, nous nous déplaçons de plus en plus à vélo. Mais ces deux tendances ne sont pas assez fortes pour réduire les embouteillages." En effet, l'effet positif du travail à domicile et des déplacements à vélo est annulé par l'augmentation du trafic de loisirs et de marchandises sur nos routes, conclut Hajo Beeckman.
