Un enseignant de 51 ans d'une école primaire de Destelbergen (Flandre orientale), âgé de 51 ans, a été condamné jeudi par le tribunal correctionnel de Gand à six ans de prison ferme pour atteinte à l'intégrité sexuelle sur 13 mineurs d'âge, voyeurisme à l'encontre de cinq jeunes et possession d'images d'enfants victimes d'abus sexuels.
Un enseignant écope de six ans de prison ferme pour agression sexuelle sur 13 élèves d'une école primaire de Destelbergen
"Pour déterminer cette peine, le tribunal a pris en compte la multitude d'infractions pour lesquelles l'homme a été reconnu coupable, ainsi que le très jeune âge des victimes et leur vulnérabilité particulière, qui, selon le tribunal, était précisément la raison pour laquelle il avait choisi ces victimes. La position d'autorité qu'il occupait en tant qu'enseignant a également pesé."
L'instituteur a été suspendu à la fin de l'année dernière après des plaintes pour comportement inapproprié. L'enseignant était très populaire parmi les élèves et avait même été nommé pour le concours du "Professeur de l'année" du magazine Klasse. L'homme était suspecté d'atteinte à l'intégrité sexuelle, de voyeurisme et de possession d'images d'abus sexuels sur mineurs. Il avait été placé sous mandat d'arrêt par le juge d'instruction avant d'être remis en liberté sous bracelet électronique après six mois passés en détention préventive.
L'affaire a été jugée à huis clos et le ministère public avait requis sept ans de prison. "Mon client doit certes être sanctionné mais nous avons demandé une sanction qui lui permette d'être soigné", a expliqué son avocat, Me Joris Van Cauter, à l'issue de l'audience. "Il a entrepris tout ce qui était possible en matière de thérapie lorsqu'il était sous surveillance électronique. Nous avons demandé qu'il puisse poursuivre ce processus, qui se déroule bien, sous le contrôle de la justice. Ignorer les problèmes de la personne et opter pour une punition sans thérapie, comme le fait le ministère public, ne profite à personne", a encore déclaré Me Van Cauter.
