Le gestionnaire du réseau électrique haute tension Elia ne dispose plus d'espace pour installer de nouvelles éoliennes, des parcs solaires ou de batteries en Flandre occidentale (photo). C’est ce qu’écrit ce vendredi le journal économique De Tijd. Le sud du Hainaut et des provinces de Namur et de Liège sont aussi concernés par cette problématique, révèle le site du gestionnaire.
Dans plusieurs provinces, l'installation d'éoliennes et parcs solaires est limitée
Pour mesurer la capacité d'accueil dans les différentes régions de Belgique, Elia tient compte de la demande croissante attendue sur le réseau de distribution pour les bornes de recharge et les pompes à chaleur dans les habitations privées, ainsi que de la production croissante des panneaux solaires. Elia réserve également de la capacité sur le réseau pour tous les grands projets pour lesquels une demande a déjà été introduite.
Les projets déjà engagés pourront donc être menés à bien, mais les nouvelles demandes pour des projets non-résidentiels risquent d'être compromises dans certaines régions. En Wallonie, la botte du Hainaut, le Tournaisis, ainsi que le sud des provinces de Namur et Liège sont concernés par cette limitation de la capacité d'accueil de nouveaux projets. Plusieurs zones de la province du Luxembourg présentent également des limitations.
En guise de solution provisoire, le gestionnaire du réseau à haute tension propose de plus en plus souvent des connexions flexibles, où les investissements peuvent être réalisés mais où les entreprises sont déconnectées dès que le réseau risque d'être surchargé, sans compensation.
Par ailleurs, Elia organise ce vendredi son "Capital Markets Day" lors duquel elle va présenter ses objectifs à court et moyen-terme. De 2024 à 2028, la société prévoit d'investir 9,4 milliards d'euros en Belgique, dont 1,4 milliard l'an prochain. Elia prévoit également d'investir 20,7 milliards d’euros en Allemagne d'ici à 2028, afin de développer et transformer le réseau.
