Les conseils communaux d'Hasselt et Kortessem ont approuvé mardi soir la fusion de leurs entités. Les décisions ont été prises lors de réunions concomitantes, mais séparées dans les deux communes limbourgeoises. A partir de 2025, après ces fusions, la ville d'Hasselt sera la sixième plus grande de Flandre avec 89.000 habitants. Le nom de Kortessem sera conservé comme entité de la commune d'Hasselt.
Un accord de principe pour la fusion entre Hasselt et Kortessem avait été approuvé par les conseils communaux respectifs en avril dernier. Au cours des derniers mois, un plan de fusion a été élaboré, avec notamment deux consultations citoyennes. Certains aspects doivent encore être traités d'ici le 31 décembre prochain: 19 noms de rues doivent être modifiés et les impôts doivent être ajustés, car ils sont pour le moment de 7% pour les contribuables d'Hasselt et de 8,5% pour ceux de Kortessem.
Le vote à Hasselt (34 voix pour, 3 contre et 1 abstention) a été serein mais plus émotionnel à Kortessem où les libéraux se sont prononcés contre la fusion (13 voix pour, 6 contre). "C'est un jour où nous devons dire au revoir à cette belle ville rurale de Kortessem et dire au revoir fait toujours mal", a déclaré Marie-Paule Vandormael (Open VLD). "Ce 21 novembre restera dans l'histoire de Kortessem. Nous ressentons cela comme une lourde perte à endosser. Kortessem perd son autonomie (...). C'est un cadeau fait à Hasselt", a déploré l'élue locale.
Le bourgmestre de Kortessem, Tom Thijsen (CD&V), a dit comprendre cette émotion, et celle des élus de longue date, mais vanter que l'entité allait de la sorte progresser: que le service resterait de proximité et que le taux d'imposition allait baisser pour les contribuables.
Le bourgmestre de la ville d'Hasselt, Steven Van de Put (N-VA), a pour sa part regretté que la fusion n'englobe pas d'autres plus petites entités adjacentes, comme Alken, Diepenbeek ou encore Herck-la-Ville, qui ont "manqué l'occasion".
