Les nouveaux certificats de prestation énergétique obligatoires que les écoles doivent pouvoir présenter à partir du 1er janvier coûtent cher. Selon un calcul du CD&V, il s'agit de plus de 19 millions d'euros. L’information est révélée par les journaux du groupe Media House. "Rien que pour notre école, c'est un coût important", déclare Stefan De Weerdt, directeur d’école.
Les certificats de prestation énergétique obligatoires coûtent beaucoup d’argent aux écoles
À partir du 1er janvier, tous les bâtiments publics situés en Flandre devront être dotés d'un certificat de prestation énergétique pour les bâtiments non résidentiels (CPE-NR), un document qui indique le degré d'efficacité énergétique du bâtiment. Les écoles font également partie de ces bâtiments publics. Et l'obtention d'un tel certificat n'est pas bon marché.
La députée flamande Loes Vandromme (CD&V) a calculé que cela pourrait coûter 19,1 millions d'euros aux écoles. La députée part d'un coût de 1 euro par mètre carré. Or, l’ensemble des bâtiments scolaires couvre environ 19,1 millions de mètres carrés.
"Bien sûr, nous devons être ambitieux lorsqu'il s'agit d'objectifs climatiques, mais la méthode telle qu'elle nous est présentée met les écoles dans une position très difficile", a déclaré Loes Vandromme à l'agence de presse Belga.
"5 000 euros pour un complexe de bâtiments scolaires"
Stefan De Weerdt est directeur général des écoles techniques de Malines (TSM - Technische Scholen Mechelen). Lors de l'émission "De ochtend" sur Radio 1, il a déclaré qu'il était urgent de tout mettre en ordre pour le 1er janvier. En même temps, comme le souligne également Loes Vandromme, cela coûte très cher.
"Nous avons payé 5 000 euros pour un complexe scolaire", explique-t-il. "Nous avons plusieurs bâtiments et le certificat n'est valable que cinq ans. Pour l'ensemble des bâtiments, c'est donc un prix important qui revient tous les cinq ans.
Si nous consacrons plus de ressources à notre infrastructure, il en restera moins pour notre mission principale : l'éducation.
Stefan De Weerdt, directeur général de TSM
Les budgets nécessaire pour ces certificats n’iront pas à l'éducation. "Le budget que nous consacrons à notre infrastructure n'a pas augmenté, mais le coût de beaucoup d’autres choses a augmenté. Nous avons besoin de plus en plus d'argent pour faire fonctionner une école. Si nous devons consacrer plus d'argent à notre infrastructure, il en restera moins pour notre mission principale, l'enseignement".
Loes Vandromme appelle à des ajustements pour que la facture reste abordable, notamment en maintenant la possibilité de nommer des experts en énergie en interne. "La pression sur la capacité financière de nombreux conseils scolaires devient trop importante pour répondre à toutes les demandes imposées", conclut la députée.
