Entre 300 et 400 mineurs non accompagnés (Mena) supplémentaires se verront attribuer prochainement un tuteur grâce au recrutement de quinze nouveaux tuteurs employés, annonçait ce lundi le ministre de la Justice Paul Van Tigchelt. Dix de ces tuteurs seront recrutés par différents centres d'aide sociale flamands - les Centra voor Algemeen Welzijnswerk (CAW) -, en vertu d'un protocole d'accord conclu par le ministre de la Justice.
Des centaines de mineurs non accompagnés en attente se verront attribuer un tuteur
Les mineurs non accompagnés qui arrivent en Belgique sans parents ni représentants ont droit à un tuteur. Ceux-ci sont affiliés au Service des Tutelles du Service public fédéral (SPF) Justice. Il en existe différents types : les tuteurs bénévoles, les tuteurs indépendants à titre principal ou complémentaire, et les tuteurs employés ayant un contrat de travail avec des organisations telles que les services sociaux ou les ONG.
Les tuteurs employés assument un grand nombre de tutelles en même temps, ce qui devrait réduire considérablement la liste d'attente des mineurs étrangers non accompagnés. Les situations de conflit successives exercent une pression supplémentaire sur la disponibilité des tuteurs. "La guerre en Ukraine a poussé les chiffres pour 2022 à un record absolu. Le conflit au Moyen-Orient pourrait également provoquer une nouvelle vague dans un avenir proche", a souligné le ministre de la Justice.
Il existe actuellement 660 tuteurs actifs qui assument ensemble 3.776 tutelles. La liste d'attente s'élevait à 1.840 jeunes au début de cette année et est depuis lors descendue à 1.200. Le Service des Tutelles et le ministre Van Tigchelt ont désormais conclu des protocoles d'accord avec les CWA pour l'emploi de dix tuteurs employés. Par ailleurs, cinq tuteurs salariés travailleront pour des associations avec lesquelles il existait déjà un accord.
Selon les estimations de Paul Van Tigchelt (photo), entre 300 et 400 mineurs non accompagnés se verront attribuer un tuteur grâce à ce renforcement des effectifs. En outre, grâce à l'expertise des centres d’aide sociale flamands en matière de groupes cibles vulnérables, il sera possible de désigner des tuteurs plus spécialisés pour les mineurs présentant des profils particuliers, tels que les jeunes souffrant de graves problèmes médicaux ou psychologiques, les jeunes filles enceintes, les mineurs qui semblent être victimes d'abus, de violence ou d'exploitation.
