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Via le GSM de Glenn, Child Focus lance une pétition pour protéger les jeunes contre l'exploitation sexuelle en ligne

Child Focus lancera ce samedi 18 novembre, à l'occasion de la Journée européenne de lutte contre l'exploitation sexuelle et l'abus sexuel des mineurs, une pétition en faveur d'une meilleure protection des jeunes contre l'exploitation sexuelle en ligne. Réactivé pour l’occasion, l’ancien numéro de téléphone d'une victime de sexting non-consensuel - qui s’est suicidée en 2017 - est symboliquement utilisé pour cette campagne. En appelant le numéro et en donnant son prénom et nom, on signe la pétition.

Anne François Belga
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Glenn, 15 ans, a mis fin à ses jours en juin 2017 après la diffusion d'une photo de lui dénudée sur un faux compte Instagram, explique la Fondation pour enfants disparus et sexuellement exploités Child Focus. Le jeune garçon avait subi un flot de commentaires haineux. Pour lutter contre le sexting non-consensuel et les groupes d'exposition, l'organisation a réactivé le numéro de téléphone de Glenn.

Les personnes qui appelleront le 0493/79.58.30 entendront d’abord la voix de l’adolescent qui donne son nom, puis le message "Glenn ne sera plus jamais disponible" et une voix féminine qui raconte l’histoire de celui qui n’a jamais parlé à ses proches de ce qui lui était arrivé et qui n’a plus trouvé d’autre voie que le suicide pour échapper à l’énorme pression sociale et la honte.

En donnant leur prénom et nom, les personnes qui appellent l’ancien numéro de Glenn pourront signer la pétition en faveur d'une meilleure protection des jeunes. De nombreuses personnalités médiatiques l’ont déjà fait. La fondation Child Focus réclame davantage d'attention sur cette thématique, un cadre législatif adapté et des ressources supplémentaires pour la prévention et l'accompagnement des victimes.

Sexting a des conséquences graves, aussi hors ligne

L'organisation demande aux décideurs politiques "de collaborer et de construire une société sans abus sexuels d'enfants, à la fois hors ligne et en ligne", avec la mise en place de "lois fortes". L'année dernière, Child Focus a ouvert 151 dossiers de sexting non-consensuel, l'échange sous pression ou sans consentement de messages ou d'images à caractère sexuel via les médias sociaux.

L'organisation constate que ces images sont désormais souvent accompagnées des données privées de la victime, diffusées sur les réseaux sociaux. Dans le cas de Glenn, son visage n’était pas visible sur la photo dénudée diffusée, mais son prénom et son nom figuraient au bas de l’image, expliquait son ancienne petite amie dans un reportage de l’émission "Pano" (VRT).

"Les auteurs, ainsi que les nombreux témoins qui assistent à des comportements non-consensuels en ligne, ne se rendent souvent pas suffisamment compte que ce qui se passe en ligne a également de graves conséquences hors ligne", ajoute Heidi De Pauw, directrice générale de Child Focus (vidéo). Elle lance donc aussi un appel à la vigilance aux "spectateurs" de sexting.

Les victimes de sexting non-consensuel et d'exposition, ainsi que leurs proches, peuvent contacter Child Focus via son numéro gratuit 116 000, disponible 24h/24 et 7 jours sur 7.

Les personnes qui auraient des pensées suicidaires peuvent appeler le numéro gratuit d’aide 1813 de la Zelfmoordlijn ou entrer en contact via le site www.zelfmoord1813.be .

Si vous souhaitez en apprendre davantage sur le sexting, consultez l’EDUbox réalisée à ce sujet par la VRT, en collaboration avec Child Focus. C’est un outil didactique réalisé sur mesure pour les élèves d’écoles secondaires.

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