Sur ordre d'un juge d'instruction spécialisé en matière de terrorisme, la division antiterrorisme de la police judiciaire fédérale d'Anvers a effectué plusieurs perquisitions jeudi dans le milieu de l'extrême droite à Diepenbeek, dans la province de Limbourg, et à Ostende, en Flandre occidentale. Le parquet fédéral précise que les perquisitions ont été effectuées dans le cadre d'un dossier ouvert par le parquet en mai 2023. L’une des deux personnes appréhendées a entretemps été arrêtée.
Perquisitions dans les milieux d'extrême droite à Diepenbeek et Ostende : deux arrestations
Deux personnes de nationalité belge, nées respectivement en 2000 et 2002, ont été privées de leur liberté et emmenées pour audition. Lors d'une des perquisitions, à Diepenbeek, un grand nombre d'objets nazis, dont des drapeaux et des croix gammées, ont été trouvés. Les deux jeunes hommes sont soupçonnés de participation aux activités d'un groupe terroriste d'extrême droite sur des plateformes en ligne cryptées.
Le plus âgé a été placé sous mandat d'arrêt par le juge d'instruction. Il est suspecté d'être à la tête du groupe. Selon le parquet, les suspects, actifs sur ces plateformes d'extrême droite, appelaient à commettre des infractions terroristes, recrutaient de nouveaux membres et partageaient notamment des modes d'emploi d'armes à feu imprimées en 3D. lls étaient également en possession de matériaux pouvant servir à fabriquer des bombes artisanales et des cocktails Molotov.
Instructions à l’étranger aussi
"Sur ces plateformes en ligne, des mineurs et des adultes partageant les mêmes idées se sont révélés actifs dans leur pays et à l'étranger. Avec la coopération d'Eurojust et d'Europol, plusieurs instructions ont été ouvertes à l'étranger, ce qui a permis d'identifier plusieurs suspects actifs au sein de ces groupes", précise le parquet fédéral.
L'opération a ainsi conduit à des perquisitions simultanées, notamment en Belgique, en Allemagne, en Italie, en Croatie et en Lituanie. Des dossiers ont également été ouverts dans plusieurs autres pays à la suite de l'instruction belge, donnant lieu à des interventions judiciaires qui auraient permis de déjouer une infraction terroriste.
