Quelque 500 travailleurs de l'usine de fabrication de papier Sappi, basée à Lanaken dans le Limbourg, accompagnés de leurs proches et amis, ont mené ce vendredi matin une action de solidarité alors que le CEO de la section européenne du groupe venait expliquer, lors d'un conseil d'entreprise extraordinaire, la décision de la direction de fermer l'usine. Ils voulaient s’assurer qu’un bon plan social ait été prévu pour le personnel, mais ils n’ont pas reçu de promesses concrètes.
500 travailleurs et leurs proches réunis à Lanaken pour la venue du CEO de Sappi Europe
Il y a précisément un mois, le 10 octobre, la direction de l’usine de papier Sappi annonçait son intention de fermer l'implantation de Lanaken au printemps 2024, ce qui entraînera la perte de 650 emplois. L'entreprise sud-africaine a promis qu'un plan social accompagnerait les personnes licenciées. Mais d’après les syndicats, de nombreuses questions sur la gestion de la fermeture subsistent depuis cette annonce. Ils ont toutefois reçu plusieurs signes positifs.
"Nous avons pu parler avec la direction et Marco Eikelenboom (CEO de Sappi Europe) et nous comprenons ce qui se trouve sur la table", a avancé Roger Peeters, délégué syndical de l'ACV Limbourg. "Marco Eikelenboom a reçu un mandat de l'Afrique du Sud, mais il n'est pas encore clair si cela correspond à ce que nous souhaitons. Nous devons examiner cela plus en détail".
Pour marquer leur solidarité avec les travailleurs de l'usine de Lanaken, environ 500 personnes ont mené une action devant l’usine ce vendredi matin. Parmi les participants figuraient, outre des membres du personnel, plusieurs proches des travailleurs ainsi que le bourgmestre de la commune limbourgeoise Marino Keulen et des échevins.
Eric Bekkers (photo), qui travaille depuis 34 ans chez Sappi, est responsable de la vie associative de l’entreprise. "Nous avons de nombreux clubs différents : un club de vélo, un club de ski, un autre d’informatique. Avec la fermeture, cette vie associative s’effondrera. C’est vraiment dommage parce que de nombreuses amitiés sont nées pendant ces années de vie associative. J’espère que les clubs pourront survivre à la fermeture, mais ce sera difficile. Ils sont en effet financés par Sappi", expliquait l’employé à Radio 2.

