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Embouteillage en Flandre (archives)

L'heure de pointe de ce jeudi matin était la deuxième plus chargée de l'année, des ralentissements attendus en soirée

Pas moins de 460 kilomètres d'embouteillages ont été enregistrés ce jeudi peu après 8h du matin sur les routes belges, avait pu calculer VRT NWS. Seul le 10 mars dernier avait connu une heure de pointe matinale plus chargée encore, avec 600 km de bouchons. Et l’heure de pointe du soir devrait également être très chargée. Les embouteillages structurels, cumulés à la météo pluvieuse, une série d'accidents et les grèves dans les transports en commun (la SNCB dans tout le pays et De Lijn en Flandre occidentale) seraient à l'origine de cette grosse perturbation de la circulation routière.

Anne François Belga
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Au Centre flamand de la circulation routière (Vlaams Verkeerscentrum), le baromètre des embouteillages mesurait 300 kilomètres ce jeudi matin, soit des files légèrement en-dessous du record pour la Flandre, établi le matin du 24 avril 2023, à 314 kilomètres. "C'était à l’époque une heure de pointe avec de fortes pluies et pratiquement aucun accident", a indiqué le porte-parole Peter Bruyninckx.

L'heure de pointe de ce jeudi matin a par contre été marquée par quelques incidents. Sur l'E17 à Lokeren, la perte d'une cargaison de verre a entraîné le blocage de deux voies, ce qui a provoqué des embouteillages sur 14 kilomètres et une heure de file. Sur l'E40 Liège-Bruxelles, un accident est survenu à hauteur de Woluwe-Saint-Étienne. La bande du milieu était obstruée. Sur l'E313 (A13) Anvers-Liège, un accident a également eu lieu à hauteur de Slins en direction de Liège, entraînant la fermeture de la chaussée.

"Les embouteillages structurels autour d'Anvers et de Bruxelles étaient aussi particulièrement importants", a précisé Peter Bruyninckx. En outre, le deuxième jour de grève sur le rail s'est fait sentir. "Mercredi, cette grève n'a eu que peu d'impact. Une grève des chemins de fer a peu d'effets sur le trafic routier, grâce à l'apparition du télétravail depuis la pandémie de Covid-19. Mais il est peut-être plus difficile pour certaines personnes de faire du télétravail deux jours de suite."

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L’heure de pointe du soir sera aussi chargée

Ceux qui devront reprendre la route ce jeudi soir pourraient être à nouveau coincés dans des embouteillages. "Le jeudi soir possède en général la deuxième heure de pointe la plus chargée de la semaine et ce jeudi restera pluvieux, donc il pourrait y avoir des ralentissements accrus", estimait Hajo Beeckman, spécialiste de la circulation à la VRT.

Pour le reste du mois de novembre, Beeckman s’attend à de nombreux embouteillages. "Les gens prennent peu de vacances, l’économie tourne à plein rendement et la saison est souvent humide", avant un léger répit sur les routes en décembre. "Les mois de janvier, février et mars sont généralement aussi plus calmes".

L’année la plus embouteillée

L’année en cours s’avère aussi être la plus embouteillée de notre histoire sur les routes de Belgique, précise Hajo Beeckman. "Les chiffres de janvier à septembre inclus ne promettent en tous cas rien de bon. En mars, avril et mai, les embouteillages ont été très intenses, tout comme en septembre. L’effet corona s’est totalement estompé".

Le télétravail a-t-il été enterré ? "Non, les gens travaillent davantage depuis la maison qu’avant l’épidémie, du moins tôt en matinée. Le problème ne se situe plus tant au niveau des navetteurs. Les embouteillages sont davantage causés par l’économie florissante qui engendre davantage de transports en camions. Et on s’attend à ce que cela ne fasse qu’augmenter encore, sauf si une lourde crise économique devait se produire. Et puis la population grandit et avec elle le nombre de déplacements pour des activités de temps libre".

"Notre réseau des routes a été pensé et aménagé dans les années 1960. Ces derniers 20 à 30 ans rien n’y a été changé. Nos autoroutes sont maintenant saturées", concluait Hajo Beeckman.

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