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Un premier test de néerlandais standardisé organisé dans le cadre des cours d'intégration civique

Les primo-arrivants qui suivent en Flandre, de façon volontaire ou imposée, un parcours d’intégration civique (autrefois aussi appelé parcours de "citoyennisation") doivent passer maintenant un test standardisé de néerlandais. Ce dernier influence, par exemple, la rapidité à laquelle ces personnes peuvent obtenir la nationalité belge ou avoir accès à un logement social. Ce mardi, le premier test standardisé était organisé, à Anvers.

Anne François
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Environ 26.000 personnes suivent, dans le cadre d'un parcours d'intégration civique, un cours de 'néerlandais seconde langue' (NT2). Environ une moitié le fait volontairement, l'autre moitié suit une trajectoire imposée. Jusque récemment, chaque centre d'éducation pour adultes (CVO) et centre d'éducation de base (CBE) avait son propre cours et son propre test de néerlandais.

Depuis le mois de septembre, tous les locuteurs non natifs doivent passer un test de néerlandais standardisé. Le premier était organisé ce mardi au Centre d’enseignement permanent d’Anvers.

"Le test se décline en deux parties : écrire et lire", expliquait à VRT NWS Valérie Sculsky, directrice-adjointe du centre de formation anversois. "Pour le test de lecture, les étudiants reçoivent plusieurs textes concrets, comme un fascicule d’information dont ils devront extraire les heures d’ouverture, par exemple. Pour le test écrit, ils devront décrire leur aspect physique et les vêtements qu’ils portent". Il s’agit d’un niveau de néerlandais de base (A2), qui doit permettre aux allochtones de se débrouiller en société.

Le test a cependant été critiqué par les professeurs de néerlandais. Ces derniers estiment qu’il a été réalisé très rapidement et n’est en fait pas totalement prêt. Le ministre flamand de l’Enseignement Ben Weyts veut qu’un test standardisé soit imposé à tous les apprenants. N’est-ce pas logique ? "Nous testons les étudiants aussi dans notre centre", répondait Valérie Sculsky. "Nous sommes contrôlés, nous travaillons avec des plans d’apprentissage, nous évaluons tous les jours. Nous avons été formés pour cela, c’est notre profession. Ce n’est pas vraiment correct quand le ministre Weyts dit que notre propre évaluation n’est pas suffisante", concluait la directrice-adjointe du centre anversois de formation.

Qu’ont pensé les étudiants du test de néerlandais ? "C’était un peu difficile, mais si on étudie bien ce n’est plus vraiment difficile", réagissait Musa Nuradilov. "Cela a bien marché, mais je ne pensais pas que nous devrions aussi écrire. Je pensais que c’était un test à choix multiples. C’était donc très difficile pour moi", confiait pour sa part Mehran Hajmifatah.

Tant que le test officiel n’est pas encore prêt, les points ne compteront pas. Les étudiants qui ont obtenu un mauvais résultat à ce premier test pourront donc quand même obtenir un certificat.

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