Aller au contenu principal

La douane souhaite pouvoir détruire plus vite par le feu les saisies de cocaïne

Les saisies de cocaïne doivent être plus rapidement détruites par le feu, estime l'administrateur général des douanes, Kristian Vanderwaeren, dans De Standaard et l’a confirmé à la VRT ce lundi. Il s'inquiète pour la sécurité de ses agents, alors que deux travailleurs du port d'Anvers ont été menacés par des individus armés vendredi soir, à hauteur d'un poste de douane. Par ailleurs, le ministre de la Justice Paul Van Tigchelt a invité à une concertation entre les services.

Eric Steffens Belga
Publié:

"Toute personne qui est en contact avec de la drogue, n'est plus en sécurité. C'est la nouvelle réalité", selon Kristian Vanderwaeren. "Nous saisissons récemment de plus en plus de drogues. Mais nous avons un besoin urgent de protection tout au long de la chaine de saisie, stockage et traitement. Nous bénéficions du soutien de la police. Cela se passe bien, mais tout comme nous, ils n'ont pas assez de capacité. Ce qui rend les choses compliquées".

Selon Kristian Vanderwaeren, le stockage de la cocaïne saisie doit être limité à une durée minimum. "Pour réaliser cela, il faut augmenter la capacité à brûler la cocaïne".

"Lorsqu'il s'agit de grandes quantités, ce n'est pas facile à l'heure actuelle. Tout d'abord, la cocaïne doit être retirée du conteneur, ce qui n'est souvent pas si simple. Cela doit se faire dans un endroit sûr. Un inventaire doit être dressé, qui est transmis au parquet, lequel doit alors ordonner la destruction. Ces drogues ne peuvent pas non plus être simplement envoyées à l'incinérateur, celui-ci doit être préparé et ce n'est qu'ensuite que la destruction peut avoir lieu".

Aux Pays-Bas, ils détruisent la drogue le jour-même

"Auparavant, nous pouvions brûler la cocaïne près de Gand, Harelbeke et Bruges. Mais à cause de changements de législation environnementale, nous ne pouvons plus le faire qu'à Anvers et Bruxelles.

"En Flandre, il n'y a plus qu'un seul endroit, la coopération est bonne, mais un tel processus d'incinération n'est pas facile, on n'y arrive pas avec 10 tonnes. Ils ont également d'autres obligations en matière d'incinération, nous n'avons pas de priorité immédiate", ajoute Kristian Vanderwaeren.

"Nous ne demandons certainement pas de transporter de la cocaïne sur de longues distances car cela présente aussi un risque. Mais aux Pays-Bas, ils détruisent la drogue le jour-même. Nous devrions aussi pouvoir faire cela", estime pour sa part Bart Torrekens, président du syndicat indépendant NUOD. Il demande aussi que les douaniers soient mieux armés.

Des travailleurs du port d'Anvers attaqués par des individus armés d'un couteau

Deux travailleurs du port d'Anvers ont été menacés par des individus armés vendredi soir, à hauteur d'un poste de douane. Les malfrats pourraient avoir été à la recherche d'un lot de drogues.

Les suspects - trois personnes selon les premiers éléments - étaient armés d'un couteau dont ils se sont servi pour menacer les ouvriers. Ils ont emporté certains effets personnels de leurs victimes.  

© FOD Financiën

Plus de sept tonnes de cocaïne saisie dans le port d'Anvers

La douane a intercepté vendredi un chargement de 7,5 tonnes de cocaïne dans le port d'Anvers, a indiqué le SPF Finances. La drogue, dissimulée dans une cargaison de bananes, a été acheminée par un navire en provenance de Guayaquil, en Équateur.

Neuf personnes, dont deux mineurs, dissimulées dans un conteneur ont été interpellées à proximité. Une enquête a été ouverte par la police judiciaire fédérale (PJF) d'Anvers et devra déterminer s'il existe un lien entre les stupéfiants et les personnes appréhendées.

Le ministre de la Justice Paul Van Tigchelt invite à une concertation entre les services

"Il n'y a pas un problème structurel de transport de la drogue saisie par les forces de l'ordre vers les incinérateurs où elle est détruite, estime le ministre de la Justice, Paul Van Tigchelt (Open VLD). À ses yeux, les difficultés qui se posent sont de nature ponctuelle et doivent être résolues par des accords entre les services compétents.

Selon le porte-parole de la société flamande de gestion des déchets OVAM, Jan Verheyen, les incinérateurs ne connaissent pas de problème de capacité. La Flandre dispose de trois fours dans lesquels les déchets dangereux, dont la drogue, peuvent être détruits. Ensemble, ils offrent une capacité de plus de 100.000 tonnes. Il n'y a pas de problème de délai d'attente, a-t-il assuré. Des créneaux particuliers sont convenus avec les douanes pour incinérer la drogue saisie.

La commissaire nationale à la lutte contre le trafic de drogue, Ine Van Wymeersch, réunira les instances concernées, a indiqué M. Van Tigchelt sur les ondes de Radio 1. "La plus grande partie de la cocaïne est interceptée dans le port d'Anvers. C'est là aussi que se trouvent les incinérateurs, le transport peut donc être rapide", a-t-il ajouté.

En savoir plus

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5