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Des militants pro-Palestine demandent à la KU Leuven de rompre les liens avec Israël

Des militants du groupe Leuvense Actiegroep Palestina (LAP) ont organisé une action de protestation sur la Grand-Place de Louvain (Brabant flamand), proche du rectorat de l'université, afin de demander à l'alma mater de rompre ses liens avec Israël, en raison du pilonnage de la bande de Gaza par l'État hébreu après l'attaque terroriste menée par le Hamas le 7 octobre sur le sol israélien.

Anne François Belga
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Une cinquantaine de personnes ont participé à un "die-in", un type de protestation au cours de laquelle les personnes s'allongent dans un lieu public, feignant d'être mortes. Elles portaient des masques blancs pour symboliser les victimes palestiniennes anonymes à Gaza et en Cisjordanie. Parmi les personnes présentes se trouvait notamment du personnel de la KU Leuven, dont le professeur Bert Cornillie qui est également échevin à la Ville de Louvain.

Le LAP dénonce la collaboration, via des accords de mobilité et de recherche, de six facultés de l'université louvaniste avec huit institutions israéliennes. "Certaines de ces institutions collaborent étroitement avec l'armée israélienne. Nous voulons que la KU Leuven mette immédiatement un terme à cette coopération", a souligné Tobias Van Os, membre du LAP. "En augmentant la pression depuis le monde académique et les secteurs économiques, on peut, par ces moyens déviés, mettre tout l'État hébreu sous pression."

"Nous sommes en droit d'attendre que nos institutions académiques se montrent critiques et vérifient les faits", a poursuivi le militant. "Mais nos universités ont diffusé les mensonges d'Israël, sur des viols et des bébés décapités et, dans aucune communication, elles n'ont soufflé mot du sort des victimes palestiniennes."

La KUL nuance

Dans une réaction écrite, l'université louvaniste déclare qu'elle n'entend pas assimiler automatiquement une institution avec le pays dans lequel cette institution évolue. "Lorsqu'un gouvernement se rend coupable de violations graves des droits humains, cela ne signifie pas de facto que toutes les universités et instituts de recherche de ce pays se plient aussi à ces actes", relève la KU Leuven.

"Dans certains pays, le maintien des collaborations académiques constitue même la dernière ligne de défense démocratique. Le caractère approprié ou non de la coopération se juge au niveau de l'institution partenaire (et de ses pratiques), mais aussi en fonction du contenu de la collaboration", conclut l'Université de Louvain.

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