Comme attendu, les conseils communaux de Bilzen et Hoeselt, dans la province de Limbourg, ont approuvé leur fusion à l'unanimité mardi soir. Le conseil communal de Tongres a, de son côté, approuvé la fusion avec Borgloon - deux communes limbourgeoises également.
Les conseils communaux de Bilzen et Hoeselt, mais aussi de Borgloon et Tongres valident leur fusion
À partir de janvier 2025, la nouvelle commune fusionnée portera simplement le nom de Bilzen-Hoeselt. Celui-ci avait été dévoilé dimanche dernier lors d'un événement festif. Avec la fusion, Bilzen-Hoeselt deviendra une commune de 42.300 habitants et d'une superficie de 106 kilomètres carrés.
Le gouvernement flamand soutient le processus de fusion avec une reprise de la dette à hauteur de 500 euros par habitant, ce qui représente plus de 21 millions d'euros. "Il s'agit de la première fusion limbourgeoise de cette législature. Avec cette fusion, Hoeselt et Bilzen choisissent l'avenir", a réagi le ministre flamand des Affaires intérieures Bart Somers.
Fusion malgré les contestations
Un autre projet de fusion limbourgeois, entre Tongres et Borgloon (Looz en français), était aussi validé mardi soir. Réuni pour une séance extraordinaire, le conseil communal de Tongres a approuvé la fusion avec Borgloon, avec 23 voix pour, 8 contre et aucune abstention. La seconde commune limbourgeoise a également officiellement donné son feu vert à ce rapprochement, avec 15 voix en sa faveur et trois contres. Dans les deux localités, des opposants à la fusion ont perturbé les débats afin de faire entendre leur mécontentement.
Le bourgmestre de Tongres, Patrick Dewael, a rappelé les avantages de ce processus au début du conseil communal. Il s’agit notamment de la reprise de la dette de 21 millions d'euros, ce qui permettra de réduire les impôts. La taxe environnementale de 77 euros disparaîtrait également dès l'année prochaine.
Les sections locales de la N-VA et de Groen étaient opposées à la fusion, dénonçant surtout le fait qu'elle n'était pas soutenue par les Tongrois et que les différents villages perdraient leur propre identité. Il y en aura en effet 30 réunis au sein d'une seule entité après la fusion, avance l'opposition, redoutant également que des dossiers très locaux ne soient pas connus des 35 conseillers et que tous les villages ne soient pas représentés.
Des critiques réfutées par le bourgmestre Dewael. Cette spécificité et la représentation de Borgloon au sein du futur conseil communal fusionné étaient également l'une des questions qui préoccupaient l'opposition dans cette deuxième commune. "Combien d'habitant de Borgloon nous représenteront dans le nouveau conseil ?" s'est interrogée Marilou Vanmuysen. "Nous aurons au maximum quatre ou cinq conseillers. J'ai l'impression que nous sommes en train de céder Borgloon." Après un débat de plus de deux heures et demie, tant à Tongres qu'à Borgloon, la fusion a finalement été approuvée majorité contre opposition.

