Aller au contenu principal
Eric Van der Sypt du parquet fédéral

Le parquet fédéral n'exclut plus un lien de l’attentat avec le conflit israélo-palestinien

Alors qu’il semblait avant tout que le meurtre de deux touristes suédois, lundi soir à Bruxelles, par un Tunisien en séjour illégal en Belgique soit motivé par leur nationalité - le suspect se vantant dans une vidéo postérieure aux faits d’avoir tué trois Suédois -, le parquet fédéral n'exclut plus que les motivations de l'auteur de l'attaque terroriste aient été liées à la situation en Israël et dans les territoires palestiniens, précisait-il ce mardi après-midi.

Anne François Belga
Publié:

Le parquet fédéral avait déclaré lundi soir, à la suite des faits dans le quartier Sainctelette, qu'il n'existait a priori pas de lien entre ces attaques et le conflit entre Israël et le Hamas. Entretemps, il est apparu qu'Abdesalem Lassoued avait partagé sur les réseaux sociaux un certain nombre de messages de soutien au peuple palestinien. Il est donc possible que la situation au Proche-Orient ait joué un rôle, mais une enquête plus approfondie devra révéler les motivations exactes de l'auteur, lui-même abattu ce mardi matin, indique le parquet fédéral.

Une vidéo de l'auteur a été publiée lundi soir sur les réseaux sociaux dans laquelle il affirme "avoir tué trois Suédois". Le motif islamiste est apparu dans une vidéo prise avant les faits dans laquelle le suspect, qui se dit combattant de l'État Islamique, déclare "le livre d'Allah est une ligne rouge pour laquelle il se sacrifie". Un lien entre ces déclarations et les manifestations en Suède durant lesquelles des activistes avaient piétiné et/ou brûlé des pages du Coran, avait rapidement été fait lundi soir.

Entretemps on a aussi appris que le suspect a vécu quelques temps en Suède, après que sa demande d’asile en Belgique ait été déboutée.

Réunion du Conseil National de Sécurité

Le Conseil National de Sécurité (CNS) est réuni ce mardi au 16, rue de la Loi, pour évaluer la situation après l'attentat islamiste. Il doit notamment évaluer le niveau de la menace et examiner si et où des erreurs ont pu être commises par les services concernés. À cette question, le procureur fédéral Frédéric Van Leeuw a répondu brièvement qu’il ne pensait pas que des erreurs ont été commises.

Le Conseil de sécurité (photo) est composé du Premier ministre (qui préside le conseil), des vice-Premiers ministres et des ministres compétents, ainsi que des personnes qui dirigent les services (de sécurité) compétents. Alors que l'auteur présumé a été abattu mardi matin, la question est de savoir si le niveau de menace restera aussi élevé. Celui-ci a été fixé lundi soir à 3 pour l'ensemble du pays et à 4 - le niveau le plus élevé - pour Bruxelles.

Dans la matinée, il est notamment apparu que l'auteur présumé était en séjour illégal en Belgique et qu'il avait fait l'objet de signalements. Le Premier ministre Alexander De Croo a assuré dans les médias qu'il demanderait des explications à ce sujet. Le vice-Premier ministre Ecolo, Georges Gilkinet, a pour sa part indiqué qu'en cas d'"événements terribles", il faut toujours regarder "si on peut faire mieux". "C'est pour cela que nous devons évaluer la situation". Une conférence de presse était prévue à l'issue du CNS.

Le Conseil National de Sécurité s'est réuni ce mardi après-midi

En savoir plus

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5