Tout comme jeudi dernier, la cyberattaque qui a visé dimanche différents sites institutionnels belges - ceux de la Monarchie, du service public fédéral Finances, de la chancellerie du Premier ministre ou encore du Sénat - était une attaque de type DDOS (par déni de service). Autrement dit, elle visait à limiter le transfert de données sur ces sites, expliquait ce lundi la porte-parole du Centre pour la cybersécurité Belgique (CCB), Katrien Eggers. Ces sites étaient à nouveau accessibles ce lundi et aucun information n’en aurait été dérobée.
Des sites des services publics belges à nouveau touchés par une cyberattaque
Les sites internet du SPF Finance, de la chancellerie du Premier ministre ou encore de la Monarchie étaient consultables, vers 4h du matin ce lundi, a constaté l’agence de presse Belga. Le site internet du Sénat en revanche était toujours inaccessible vers 9h. Des problèmes informatiques ont perturbé dimanche le fonctionnement de plusieurs sites internet des services publics.
Le SPF Finances avait notamment signalé, via X (l’ex-Twitter), une "attaque de hackeurs". Plusieurs sites internet d'institutions belges avaient déjà été victimes d'une cyberattaque DDOS (par déni de service) jeudi. Celui du Palais royal, du Premier ministre ou encore du Sénat avaient alors été rendus temporairement indisponibles. À la place de la page d'accueil figurait un message en anglais en référence à l'aide belge apportée à l'Ukraine, dont la promesse formulée mercredi d'envoyer des F-16 en 2025.
Pour l'instant, le Centre pour la cybersécurité Belgique ne peut encore déterminer l'auteur de la cyberattaque. Toutefois, le groupe de hackers prorusse "Noname" aurait annoncé une attaque de ce type en critiquant l'aide apportée par la Belgique à l'Ukraine, notamment à la suite de l'annonce d'envoi d'avions militaires F-16, selon Katrien Eggers du CCB. "Il est toujours très difficile de prouver l'origine d'une attaque en cybersécurité", précise-t-elle.
La porte-parole explique par ailleurs que les sites sont normalement déjà bien protégés et que des mesures sont déjà prises, mais que des leçons seront certainement tirées à la suite de ces évènements. Aucune autre attaque n'a été annoncée pour l'instant, mais "probablement que d'autres pays seront prochainement ciblés", estimait Katrien Eggers.

