La maison de vente bruxelloise Arenberg Auctions annonce la mise en vente aux enchères, vendredi avec un prix de départ fixé à 3.000 euros, d’un acte de vente original (photo) signé par Napoléon pour empêcher le démembrement de l'actuel domaine de Laeken. Il date du début du 19e siècle et est en très bon état.
Un acte signé par Napoléon pour empêcher le démembrement du domaine de Laeken est à vendre
Le 3 août 1804, Napoléon Bonaparte signait l'acte de vente pour éviter que le domaine de Laeken - une vingtaine d'hectares entourant le château de Laeken - ne soit vendu par lots. Il l'achète alors pour un prix de 150.000 francs, un an après avoir acquis le château.
Après la Révolution française, le château et le parc ont été aliénés et mis en vente par le régime autrichien, les archiducs d'Autriche étant à cette époque les résidents du domaine. Environ 20 ans auparavant, le château avait été construit à leur demande, mais les Autrichiens n'ont eu l'occasion de profiter des lieux que quelques années, ayant dû fuir la Révolution brabançonne et plus tard, l'invasion française.
En 1803, Napoléon assistait à des exercices militaires dans la région et, charmé par le domaine, décida d'acheter le château avant d'entamer des travaux presque immédiatement. Un an plus tard, il se proclama empereur et s'intéressa aux bois, prés et prairies autour du château.
Mais un an auparavant, un rentier de son état, Emmanuel Piers, avait acquis le lot de 20 hectares avec l'intention de vendre le terrain en plusieurs lots. Napoléon mit donc un terme au projet en achetant le domaine en 1804. "Napoléon a parfois été considéré comme un peu trop curieux. Pourtant, c'est bel et bien grâce à son intervention que le château et le domaine de Laeken ont pu être sauvés de la démolition", souligne Henri Godts, expert de la maison de ventes Arenberg Auctions.
"Cet acte renferme donc un morceau spécial d’histoire bruxelloise et même belge", concluait l’expert.

