Deux oies de Ross (photo) ont été aperçues lundi dans un champ de maïs à Stalhille, dans la commune de Jabbeke en Flandre occidentale, rapportait mercredi l'association de protection de la nature Natuurpunt. Les oiseaux, qui ont aussi été observés en Norvège, au Danemark et aux Pays-Bas, se trouvaient dans un groupe d'oies des moissons. "C’est la première fois que l’on a pu constater en Europe avec certitude qu’il s’agit d’exemplaires sauvages", soulignait Natuurpunt.
D'après la bague apposée sur la patte de l'une des deux oies, elles viendraient du Canada. Elles seraient, en l'occurrence, parties du Canada, auraient traversé la Norvège et les Pays-Bas pour finalement atterrir en Flandre occidentale. "Pour maximiser la tranquillité de toutes les oies en mue, il est demandé de n'observer les oiseaux que depuis la voiture et de ne surtout pas marcher dans les champs ou les prairies", a averti Natuurpunt, qui s'attend à ce que de nombreux ornithologues aillent voir les oiseaux.
L'oie de Ross était une espèce menacée au milieu du siècle dernier. Elle se reproduit dans le nord du Canada et hiverne normalement dans le sud des États-Unis et au nord du Mexique. Selon Natuurpunt, les deux oies aperçues à Stalhille et Vlissegem hiverneront probablement dans les polders côtiers.
Les oies de Ross voyagent avec un groupe de petites oies des moissons. "Nous pensons que les oies de Ross resteront fidèles au groupe d’oies des moissons et le suivront où il ira. Les étapes traditionnelles en Flandre occidentale sont Klemskerke, le Zwaanhoek, Meetkerke (photo), Varsenare, Stalhille et Oudenburg (photo). Après l’hiver, les petites oies des moissons voleront vers Spitsbergen en Norvège. Les oies de Ross les suivront certainement. Il y a peu de chance que ces deux oies retournent jamais dans leur patrie, en traversant l’Océan Atlantique”, estimait encore le Natuurpunt.
