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Ineos introduit une nouvelle demande de permis pour son craqueur d'éthane à Anvers

Le géant britannique de la chimie (photo) tente à nouveau de décrocher un permis d'environnement pour son projet de craqueur d'éthane dans le port d'Anvers. L’information relayée par le quotidien De Tijd a été confirmée à VRT NWS par Ineos. Une étude environnementale de 800 pages a été soumise à cet effet. Le chantier est à l’arrêt depuis que le conseil flamand de contestation des permis a annulé le 20 juillet dernier le permis d’environnement alloué en juin 2022 à Ineos pour le craqueur d’éthane.

Anne François Belga
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Ineos revient donc à la charge à peine deux mois après l’annulation du premier permis d'environnement pour son "Project One". L'entreprise espère obtenir une licence pour la fin de l'année. Le conseil de contestation reprochait à Ineos de ne pas avoir suffisamment étudié l'influence sur le Brabantse Wal - un site naturel situé non loin, à cheval sur la frontière néerlandaise - de ses rejets d'azote. Le conseil estimait par ailleurs que l’étude des impacts potentiels du projet industriel sur la nature a été menée de manière inadéquate.

C'est pourquoi le chimiste britannique a chargé le cabinet d'études Arcadis de produire un nouveau rapport pour étudier les conséquences du craqueur d'éthane sur cette réserve naturelle, mais aussi sur toutes les autres en Flandre et aux Pays-Bas potentiellement impactées. Ineos espère ainsi pouvoir démontrer que l’impact des émissions d’azote du craqueur d’éthane ne sont pas significatives.

Ineos souligne que l’obtention du permis est urgemment nécessaire. L’entreprise chimique britannique espère recevoir un feu vert d’ici la fin de l’année, pour pouvoir relancer son chantier anversois. L’arrêt des travaux génère en effet des coûts. C’est le gouvernement flamand qui alloue les permis. Mais une enquête publique doit encore avoir lieu.

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Dossier symbolique

Entretemps, le permis d’Ineos est devenu un dossier symbolique. Le gouvernement flamand ne parvient en effet pas à se mettre d’accord sur un nouveau décret sur l’azote, ce qui prive tous ceux qui veulent demander un nouveau permis d’un cadre juridique robuste.

Tant Ineos que les politiques estiment qu’un nouveau permis est important. Le Premier ministre Alexander De Croo, le ministre-président Jan Jambon et le bourgmestre anversois Bart De Wever avaient interrompu leurs vacances en juillet à la suite de l’annulation du permis pour Ineos. Ils promettaient personnellement au CEO de l’entreprise britannique, Jim Ratcliffe, qu’ils feraient tout pour rendre possible avec succès la construction du craqueur d’éthane. Les politiques estiment en effet qu’il s’agit d’un investissement important pour l’économie belge.

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