La ministre de la Coopération au développement Caroline Gennez (photo archives) représente la Belgique à la conférence du Fonds vert pour le climat (FVC) à Bonn, en Allemagne. Les pays les plus riches de la planète s'y retrouvent, au siège de l'Onu-climat (UNFCCC), pour annoncer ou non combien d'argent ils verseront dans le plus grand fonds multilatéral de financement climatique. Caroline Gennez a précisé que la Belgique augmente de 50% sa contribution au FVC, la portant ainsi à 150 millions d’euros.
Le Fonds vert pour le climat, ou Green Climate Fund, est né de l'accord de Paris sur le climat en 2015, et finance des panneaux solaires au Pakistan, des projets agricoles aux Philippines ou d'autres projets liés au climat dans les pays en développement. Plus de trois milliards de dollars ont été déboursés à ce jour, et plus de 12 milliards engagés, selon le fonds.
Mais ses ambitions sont bien plus grandes: il veut doper son capital, actuellement de 17 milliards de dollars, à 50 milliards d'ici 2030. En 2019, la Belgique avait promis 100 millions d'euros. Ce montant est désormais porté à 150 millions d'euros pour la période 2024-2027, annonçait la ministre Caroline Gennez. Ce qui fait de cette contribution la plus importante jamais versée par la Belgique au Fonds vert pour le climat des Nations Unies.
"Tous les pays devront jouer le jeu. Nous pouvons laisser nos voitures de côté, mais si les agriculteurs du Congo, dans les forêts du bassin du Congo - le deuxième poumon de la planète - doivent abattre des arbres pour nourrir leurs familles, nous ne sommes pas très avancés. Par contre, s’ils peuvent utiliser de nouvelles techniques pour faire de l'agriculture de manière plus durable, sans abattre d'arbres, cela signifie moins de CO2 dans l'air pour nous également", estime encore la ministre Gennez.
