Ces dernières semaines, la ville de Vilvorde en Brabant flamand a constaté une augmentation significative du nombre de problèmes de sécurité, rapporte son bourgmestre Hans Bonte (Vooruit). Il craint d’ailleurs que les nuisances dues notamment à la consommation de stupéfiants et les problèmes de sécurité que connaissent les gares de Bruxelles Midi et Bruxelles Nord - placées maintenant sous surveillance policière accrue - ne se déplacent vers Vilvorde. Hans Bonte (photo) réclame des mesures supplémentaires pour pouvoir y réagir rapidement.
Hans Bonte : "Je crains que les nuisances qui se produisent dans les gares bruxelloises se déplacent vers Vilvorde"
Le bourgmestre constate notamment trois phénomènes qui prennent de l’ampleur dans les environs de la gare de Vilvorde. "Entre trente à quarante jeunes, dont on suppose qu’ils viennent de Bruxelles, harcèlent des voyageurs et se disputent entre eux. Et puis les personnes qui revendent de la drogue se déplacent rapidement en train. Enfin, le vol de vélos est devenu un véritable fléau".
Hans Bonte veut réagir rapidement à cette évolution inquiétante, mais se dit confronté à plusieurs embûches. "Il y a une trentaine de caméras de sécurité dans les environs de la gare de Vilvorde, mais les services de police locaux ne peuvent visionner ces images en raison du morcellement entre la police des chemins de fer et la police locale. Nous ne pouvons visionner ces images que plus tard, à Bruxelles. C’est absurde et cela doit changer".
Hans Bonte souhaite également que les zones de polices locales soient renforcées. La zone VIMA (Vilvorde-Machelen) perd actuellement beaucoup d’agents, qui se dirigent vers Bruxelles parce que des primes y sont allouées notamment aux agents qui parlent plusieurs langues. "Dans certains cas, cela représente une différence de 500 euros nets que l’agent gagne en plus dans la capitale comparé à une ville en périphérie bruxelloise, comme Vilvorde", détaille le bourgmestre Bonte.


