Les adoptions menées sans accompagnement d'un service d'adoption seront bientôt interdites en Flandre. Toutes les adoptions devront être supervisées par un service reconnu, stipule un nouveau décret de la ministre flamande du Bien-être Hilde Crevits (CD&V).
La Flandre souhaite en effet mettre "l'intérêt supérieur de l'enfant" davantage au centre de l'adoption internationale et met en place des garanties supplémentaires pour y parvenir. "L'adoption devrait avant tout être la recherche d'une famille convenable pour un enfant et non l'inverse", a déclaré la ministre Hilde Crevits.
En suivant les recommandations d'un groupe d'experts mis sur pied en 2021, la ministre Crevits souhaite réduire les risques d'abus. Cela passe notamment par un examen minutieux de la collaboration avec les pays d'origine. Ainsi, seul le Centre flamand pour l'adoption (Vlaams Centrum voor Adoptie) sera désormais compétent pour ouvrir un partenariat avec un pays tiers et effectuer le suivi. La coopération se fera le plus souvent possible de gouvernement à gouvernement, afin de réduire le rôle d'interlocuteurs individuels comme les orphelinats.
Cette politique doit permettre d'éviter que des enfants "adoptables" ne soient recherchés dans un but financier. Toutes les adoptions devront se dérouler sous la direction d'un service d'adoption reconnu (un seul depuis le 1er juillet). La mission de ce service d'adoption sera également uniquement axée sur l'accompagnement et la prise en charge de toutes les personnes impliquées dans une procédure d'adoption.
Pour rappel, l'adoption autonome n'était possible jusqu’à présent qu'en Communauté flamande. En Fédération Wallonie-Bruxelles, l'adoption doit déjà se faire via un service d'adoption reconnu.

