Une maison de détention va ouvrir à Anvers après l'été 2024, annonce ce lundi le ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne. Ce type d'établissement, plus petit, est destiné à accueillir les personnes condamnées à de courtes peines d'emprisonnement.
Une nouvelle maison de détention ouvrira ses portes à Anvers après l'été prochain
Vincent Van Quickenborne a en effet ordonné que les courtes peines de prison soient à nouveau exécutées, alors que "jusqu'il y a peu, les peines inférieures à trois ans n'étaient pas purgées ou converties en surveillance électronique". Les peines comprises entre deux et trois ans d'emprisonnement sont exécutées depuis le 1er septembre 2022 et celles entre 6 mois et deux ans depuis le 1er septembre dernier. L'objectif est qu'elles puissent être purgées dans des maisons de détention plutôt que dans les prisons, surpeuplées.
Dans ces maisons, "les condamnés ont la possibilité de participer à des activités utiles, de reprendre leur vie en main et de se préparer au mieux à leur libération, sans retomber dans la criminalité", explique le ministre Van Quickenborne. Les personnes condamnées pour terrorisme ou délits sexuels ne peuvent y séjourner.
Surpopulation carcérale
A Anvers, la nouvelle maison de détention sera érigée sur le site de Digipolis (photo ci-dessus), avec des unités préfabriquées. Quarante places seront disponibles. Deux établissements de ce type ont déjà ouvert leurs portes, à Courtrai et à Forest. Des maisons de détention sont également prévues à Olen, Zelzate, Ninove et Genk.
L'annonce du ministre de la Justice intervient alors que depuis dimanche soir à 22h un mouvement de grève touche toutes les prisons du pays, afin de dénoncer les conditions de détention et de travail "inhumaines" qui y règnent. Les syndicats dénoncent notamment l'exécution des courtes peines alors que les prisons sont déjà surpeuplées, et critiquent la lenteur d'ouverture des maisons de détention.

