La Ville de Gand lance un plan qui devrait lui permettre de supprimer toute émission émanant de la logistique urbaine d'ici 2030, annonce ce vendredi le collège communal. Cela passera par l'utilisation de vélos-cargos pour des livraisons, mais aussi par le transport de matériaux de construction via les voies navigables ou en regroupant les livraisons en magasin. Avec son "Plan logistique urbain", Gand souhaite devenir d’ici 7 ans la première ville de Flandre à disposer d'une logistique urbaine sans émission.
Gand veut devenir la première ville de Flandre avec une logistique urbaine sans émission
Ce sont environ 7.000 tonnes de marchandises qui sont acheminées chaque semaine vers le centre-ville de Gand (Flandre orientale), ce qui représente quelque 40.000 trajets effectués par des camionnettes et des camions de livraison, sans compter la logistique issue du secteur de la construction. Entre 10.000 et 20.000 colis sont par ailleurs livrés chaque jour dans le centre de Gand.
Avec son Plan logistique urbain, la ville souhaite convaincre les fournisseurs d'effectuer des livraisons grâce à des moyens de transport sans émission. Elle leur apporte un soutien via plusieurs mesures, comme l'ouverture d'un "mini-hub" qui sert d'intermédiaire aux coursiers à vélo. Des alternatives sont également étudiées pour les flux de trafic comme la livraison de matériaux de construction.
Un projet pilote de transport de ces marchandises sur l'eau sera bientôt lancé dans l'ancien bâtiment de la Fnac. La Ville de Gand prévoit d'introduire une demande de permis auprès du gouvernement flamand pour trois projets pilotes.
Le plan sera mis en place de manière progressive, prévient encore l'échevine de l'Economie Sofie Bracke (Open VLD). Cette dernière appelle enfin le gouvernement flamand à développer à terme un cadre uniforme pour la logistique urbaine en Région flamande, afin que les règles soient les mêmes dans toutes les villes du nord du pays.
