Le déficit des pouvoirs publics flamands prévu pour 2024 serait un milliard d'euros plus lourd que ce qui était attendu, à politique inchangée. C’est ce qui ressort de chiffres collectés par le ministre du Budget, Matthias Diependaele (photo). En cause, selon lui, une croissance économique plus faible que prévu et des recettes en retrait sur les droits d'enregistrement.
Le déficit budgétaire de la Flandre pourrait monter à 3 milliards d'euros
A politique inchangée, le déficit budgétaire de la Flandre pour 2024 serait de 2 milliards d'euros. Si l'on y ajoute les dépenses du méga-chantier du bouclage du ring d'Anvers (la liaison Oosterweel) et des mesures de relance, traditionnellement maintenues hors bilan, le déficit monterait à 3 milliards d'euros.
Mathias Diependaele avait annoncé la semaine dernière que le gouvernement flamand s’attend à moins de rentrées en 2024 des frais d’inscription. Etant donné que moins d’habitations sont vendues, les impôts sur les actes notariés et d’autres contrats sont moins importants. Cela représenterait 700 millions d’euros en moins que ce qui avait été budgété par le gouvernement de Jan Jambon.
A cela s’ajoute 300 millions d’euros en moins parce que la croissance économique n’a pas répondu aux attentes. Le Bureau du Plan estime que l’économie va croître de 1,3% au lieu de 1,6% calculés précédemment. Le déficit passerait ainsi de 2 à 3 milliards d’euros. "Un budget en équilibre pour 2027 reste notre but. Et il est réalisable", indiquait Diependaele.
Il faut un budget d’ici la Déclaration de septembre
Le ministre du Budget avait prévenu la semaine dernière que les attentes d'un grand investissement dans les crèches et l'accueil de la petite enfance ne devaient pas être trop élevées. Il y aurait un peu de marge, tout comme pour le transport scolaire, mais il faudrait compenser partiellement. L'éventualité qu'un des trois partis du gouvernement (N-VA, CD&V, Open VLD) propose d'augmenter les impôts est d'autant plus faible que les élections se profilent. Il faudra donc avant tout économiser sur les dépenses.
Les cabinets ministériels se penchent cette semaine sur le budget 2024, avec en ligne de mire la traditionnelle "Déclaration de septembre" du ministre-président Jan Jambon (photo), devant le Parlement flamand, programmée le 25 septembre. L'an dernier, Jambon avait subi l'affront de devoir reporter cet exercice de quatre jours en raison d'un blocage du CD&V sur les allocations familiales.
