Le parquet de Flandre orientale a décidé de classer sans suite une plainte pour faits de mœurs déposée contre le président du Vooruit, Conner Rousseau. Selon le parquet, il n'y a "pas d'éléments indiquant que Rousseau a commis des actes répréhensibles". Deux plaintes antérieures ont également été classées sans suite.
La plainte contre Conner Rousseau classée sans suite par le parquet de Flandre orientale
Le 22 juin, une plainte pour "infractions sexuelles contre adulte" avait été déposée auprès du parquet contre le président du Vooruit, Conner Rousseau. "La plainte a fait l'objet d'une enquête approfondie. Toutefois, l'enquête n'a pas révélé d'éléments indiquant que Conner Rousseau avait commis des infractions répréhensibles", souligne le parquet.
C'est la troisième fois qu'une plainte contre Conner Rousseau est classée sans suite. En juillet, le parquet d'Anvers avait déjà classé sans suite une autre plainte pour comportement inapproprié. Auparavant, le parquet de Flandre occidentale avait été saisi d'une plainte similaire, également classée sans suite.
La plainte déposée auprès du parquet d'Anvers avait été traitée par le parquet de Flandre orientale pour des raisons de compétence.
L'avocate de Conner Rousseau dénonce l'implication de personnes extérieures
Deux autres dossiers visant le président de Vooruit avaient déjà subi le même sort. "Conner Rousseau a toujours été droit dans ses bottes, et la justice vient de le confirmer", a réagi son avocate, Christine Mussche.
"Toutes les personnes concernées ont été entendues et le ministère public est rapidement parvenu à une décision. Cette rapidité ne peut s'expliquer autrement que par le fait qu'il n'y avait rien à reprocher à mon client. En tant qu'avocat, il était pour moi évident que ces dossiers ne déboucheraient pas sur des poursuites. Après une enquête minutieuse, le parquet est parvenu à la même conclusion", a encore commenté Me Mussche.
Le conseil du président des socialistes flamands dénonce cependant l'implication de personnes extérieures aux faits dans les trois dossiers. "Il apparaît clairement dans les procès-verbaux que les plaignants ne se sont manifestés qu'à la suite de l'insistance de deux journalistes. Je n'avais jamais vu cela de toute ma longue carrière", a fustigé Me Mussche.

