La société régionale de transports en commun De Lijn va supprimer dès le 1er septembre des trajets dans toute la Flandre, de manière structurelle, en réponse à une pénurie de personnel. Les lignes les plus fréquentées et les services scolaires seront préservés, annonce la société flamande, alors que l’ouverture de l’année scolaire et académique est en vue.
Dès septembre, De Lijn réduira temporairement son offre par manque de personnel
Cette adaptation aura des conséquences limitées pour les voyageurs et ne concerne que 0,75% de tous ses trajets, assure De Lijn pour qui cette mesure est nécessaire afin de garantir un service fiable.
"La recherche de nouveaux chauffeurs et techniciens est un défi immense, surtout dans les régions où la concurrence est grande", souligne la porte-parole Karen Van der Sype. Ces derniers temps, des liaisons sont déjà régulièrement tombées à l’eau en raison d’un manque de personnel.
La mesure se veut temporaire, souligne encore De Lijn. Dès que la société disposera à nouveau de suffisamment de chauffeurs, l’offre sera à nouveau étoffée.
"Trop peu de bus"
Le syndicat chrétien ACV Services publics constate plutôt un manque de bus disponibles. "Pendant des années, les bus n’ont pas ou pas suffisamment été renouvelés. On arrive alors à un point de basculement où le remplacement trop lent des véhicules ne peut plus couvrir les pannes".
Le syndicat chrétien flamand estime que la ministre régionale de la Mobilité, Lydia Peeters, aurait mieux fait d’acheter encore un certain nombre de bus diesel. Les premiers bus électriques ont en effet encore des maladies de jeunesse et l’apprentissage est toujours en cours », concluait Jo Van der Herten (ACV).
