Le collectif de recherche Bureau Van Meerbeeck va bientôt ouvrir les portes à Aarschot, en Brabant flamand, d’un bureau qui se penche sur les vieilles affaires criminelles qui n’ont jamais pu être élucidées. Il est notamment destiné aux personnes qui veulent en savoir davantage sur des crimes qui n’ont pas encore pu être clarifiés et à des personnes qui en savent davantage sur pareils "cold cases". "Les meurtriers qui portent un lourd secret peuvent venir nous voir", suggère le fondateur Kurt Wertelaers.
C’est dans la Leuvensestraat à Aarschot que le premier "Bureau des cold cases" de Belgique ouvrira ses portes d’ici peu. Il se veut un lieu de rencontre pour des personnes qui s’intéressent à des crimes non résolus ou à une affaire criminelle ancienne en particulier et voudraient obtenir des réponses à leurs questions.
"Depuis des années nous accompagnons des survivants ou des proches dans la confection d’un dossier, dans l’espoir que la justice rouvrira des affaires criminelles non élucidées. Nos collaborateurs travaillaient jusqu’ici depuis divers endroits, mais nous avons ressenti le besoin de rassembler nos activités dans un seul bureau", expliquait à Radio 2 Kurt Wertelaers, fondateur du Bureau des cold cases.
Meurtriers qui éprouvent des remords
Le nouveau bureau accueillera des survivants ou proches qui cherchent des réponses sur une affaire criminelle, mais aussi des criminels qui éprouvent le besoin de parler, après de nombreuses années. "A côté de meurtriers qui ont conservé leur secret pendant de longues années, il y a souvent aussi des personnes qui partagent ce secret et se taisent", expliquait Kurt Wertelaers.
"Nous sommes convaincus que pour chaque affaire criminelle, aussi ancienne soit-elle, il y a toujours quelqu’un qui vit encore et en sait davantage. Ces personnes peuvent venir nous trouver, dans la plus grande discrétion possible".
Le Bureau effectuera un travail de recherche, mais organisera aussi des formations et des événements. "Nous voulons aussi ouvrir prochainement une bibliothèque contenant des livres et des publications sur des cold cases. On pourra les emprunter pour les lire. La bibliothèque sera ouverte à tout le monde”.
