Plus de 500 ressortissants néerlandais se trouvent dans des prisons belges, ce qui représente une augmentation importante par rapport à 2022, lorsque 363 Néerlandais y étaient incarcérés, écrit ce jeudi le quotidien De Standaard. "Nous voulons les dissuader en les punissant très sévèrement ici", commente le cabinet du ministre de la Justice Vincent Van Quickenborne.
Plus de 500 Néerlandais incarcérés en Belgique où les peines sont plus sévères
Le nombre de ressortissants néerlandais dans une cellule belge a quasiment doublé depuis 2018. Cela s'explique notamment par le craquage de Sky ECC, le service de messagerie cryptée souvent utilisé par les criminels de la drogue. Les Néerlandais ne sont en outre que rarement transférés dans leur pays d'origine pour y purger leur peine de prison. Cette année, seuls 13 condamnés ont été extradés. L'année dernière, ils étaient 19.
Cela s'explique par le fait qu'il y a des victimes belges, mais aussi par le fait que la politique pénale à l'égard des criminels de la drogue est beaucoup plus laxiste aux Pays-Bas. "Il n'est pas si évident de transférer des personnes", ajoute le cabinet du ministre de la Justice. "Les Pays-Bas, la Belgique et le détenu doivent être d'accord. Ce n'est pas souhaitable pour notre pays si les criminels aux Pays-Bas reçoivent une peine plus légère, car nous voulons les dissuader en les punissant très sévèrement ici."
Ainsi, ceux qui extraient de la cocaïne dans le port d'Anvers risquent par exemple une peine de prison de trois à cinq ans en Belgique. Aux Pays-Bas, l'an dernier, de mêmes profils hors-la-loi ont été condamnés à des peines allant de trois à environ cinq mois de prison.
