Les quatorze personnes interpellées lundi soir à la suite d’une bagarre survenue dans un squat à Vilvorde (photo), en Brabant flamand, ont été relâchées par la police après leur audition. C’est ce que rapporte ce mercredi midi le parquet de Halle-Vilvorde. Le corps sans vie découvert dans le squat ne serait pas lié à la rixe qui s’est produite sur place, indique le bourgmestre Hans Bonte.
Une violente bagarre dans un squat à Vilvorde ne serait pas à l’origine d’un décès constaté sur place
La bagarre violence s’est produite lundi en fin d'après-midi dans un squat situé Kolveniersstraat à Vilvorde. Prévenue par des riverains, la police a interpellé sur place 14 personnes qui se trouvaient en possession de couteaux et de bâtons.
Les policiers ont également découvert une personne décédée dans le squat. Dans un premier temps, ils avaient supposé qu’il s’agissait d’une victime de la bagarre, mais ce ne serait finalement pas le cas. Le bourgmestre de Vilvorde, Hans Bonte, indiquait que le décès et la rixe sont indépendants l’un de l’autre.
"Le parquet a mandaté un médecin légiste qui a constaté des indices de mort violente", indiquait la porte-parole Carol Vercarre. Une autopsie doit identifier la victime et clarifier les circonstances du décès.
Selon le bourgmestre, plusieurs individus interpellés sont bien connus des services de police. Le bâtiment à côté de celui où se sont déroulés les faits appartient à l'Enseignement catholique de Vilvorde, qui l'avait acheté pour développer le collège.
"Echec de la politique d’expulsion"
Les 14 habitants du squat qui avaient été interpellés sont "7 mineurs d’âge et 7 majeurs, qui résident tous de façon illégale en Belgique. A l’heure actuelle, il n’y a aucune indication qu’ils soient liés au décès de la personne retrouvée morte dans le squat", précisait le bourgmestre de Vilvorde.
Hans Bonte estime qu’il s’agit là "d’un exemple tragique de l’échec de la politique d’expulsion en Belgique". Selon lui, les squatteurs ont déjà été expulsés à plusieurs reprises, mais ils se trouvent encore toujours sur notre territoire. Pour le bourgmestre, la solution au problème est claire : "Il faut respecter l’Etat de droit. Les procédures d’asile prévoient différentes étapes, mais si la décision finale est qu’un demandeur doit être expulsé, l’Etat de droit doit faire ses preuves. Il faut alors faire rapatrier la personne concernée, si nécessaire de force".
