Le nombre de jeunes chercheurs d'emploi a augmenté de 13% en juillet à Bruxelles par rapport au même mois en 2022, pour atteindre 8.073 personnes. La hausse du chômage global dans la capitale est moins marquée, avec une progression de 3,6%, à 89.231 chercheurs d'emploi, selon les données publiées mercredi par Actiris. "En période de crise il y a moins d’opportunité pour les jeunes chercheurs d’emploi", a expliqué Jan Gatz d'Actiris, à la VRT.
Le nombre de jeunes Bruxellois chercheurs d'emploi en hausse de 13% en juillet
Cette augmentation concerne principalement le chômage de courte durée, relève le bureau régional de l'emploi.
"C'est simple : il y a moins d'offres d'emploi, entre 10 et 20 %. Il y a l'inflation et la guerre en Ukraine. En temps de crise, il y a moins d'opportunités pour les jeunes qui ont moins d'expérience", a expliqué Jan Gatz d'Actiris dans l'émission "De ochtend" (Radio 1).
"Nous le constatons lors de chaque crise. C'était la même chose avec la crise bancaire il y a 15 ans. Les employeurs sont moins enclins à embaucher des jeunes. Mais la bonne nouvelle, c'est que dès que la machine économique redémarre, les jeunes sont les premiers à être réembauchés."
Moins de chance de trouver un emploi pour ceux qui n'ont pas d'expérience
Jan Gatz évoque également une deuxième et une troisième causes. De nombreux demandeurs d'emploi ukrainiens sont venus s'inscrire et il y a le "contrecoup" de la période du Covid : de nombreux jeunes avaient alors choisi de prolonger leurs études. Ils se sont également inscrits maintenant comme demandeurs d’emploi.
Quels sont les principaux atouts sur le marché du travail ?
Cependant, il y a beaucoup de postes vacants dans la périphérie bruxelloise. Jan Gatz estime que le multilinguisme est un atout majeur.
"L'un des meilleurs investissements consiste à apprendre une deuxième langue (nationale) (néerlandais/français). Une offre d'emploi sur deux l'exige. Un autre bon investissement consiste à obtenir un diplôme supérieur ou à suivre une formation dans l'une des nombreuses professions en pénurie de main d’œuvre, comme l'enseignement, les soins de santé ou l'ingénierie."
Le point positif est que l'augmentation des chiffres du chômage est, pour l'instant, limitée au chômage de courte durée, c'est-à-dire de moins d'un an.
En outre, les chiffres peuvent être relativisés si l'on se réfère au passé. "Sur une période de dix ans, le chômage des jeunes reste relativement faible. En juillet 2013, par exemple, la Région bruxelloise comptait encore 14.005 demandeurs d'emploi, contre 8.073 aujourd'hui", ajoute Jan Gatz.
