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Accord entre la Belgique et le Costa Rica pour mieux coopérer en matière de lutte contre le trafic de drogue

Le ministre de la Justice et de la Mer du Nord, Vincent Van Quickenborne (Open VLD), et le président Chaves du Costa Rica ont signé un accord visant à échanger davantage d'informations, entre autres sur les navires et les cargaisons suspects ainsi que les irrégularités à bord des navires et dans les ports, dans le cadre de la lutte contre le trafic international organisé de drogue.

Eric Steffens Belga
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Selon le cabinet du ministre de la Justice qui l'a annoncé dans un communiqué, le Costa Rica est un des pays émergents à partir desquels s'organise le trafic international de cocaïne. Les chiffres d'Europol montrent qu'avec dix tonnes, le Costa Rica figure à la quatrième place des pays d'où proviennent les cargaisons de cocaïne saisies dans le port d'Anvers, après l'Équateur (environ 101 tonnes), la Colombie (environ 27 tonnes) et le Panama (environ 11 tonnes).

Les efforts de la police et des douanes au Brésil et en Colombie amènent les organisations criminelles à adapter leur stratégie et leur terrain d'action et à recourir à de nouveaux ports, tels que Moin et Limòn au Costa Rica.

D'autres pays de l'UE ont également constaté l'importance croissante du Costa Rica (et par extension de l'Amérique centrale) en tant que pays de départ pour les cargaisons maritimes de cocaïne à destination de l'Europe.

Echanges d'informations sur des transports suspects

Dans ce contexte, le ministre de la Justice a reçu mardi, au Sénat, le président Chaves du Costa Rica accompagné d'une délégation. A cette occasion, le ministre a signé une déclaration d'intention avec le ministre des Affaires étrangères du Costa Rica, M. Arnoldo André Tinoco, dans le cadre de la lutte contre le trafic international de drogue.

La Belgique et le Costa Rica y reconnaissent l'intérêt commun de lutter contre les activités criminelles telles que le trafic de drogue dans le transport maritime. Les discussions approfondies sur les moyens de lutter contre ce phénomène ont débouché sur des engagements concrets signés par les deux ministres.

Ainsi, des travaux sont en cours pour mettre en place un échange d'informations structuré entre les autorités maritimes du Costa Rica et leurs collègues belges. L'objectif est de notifier des informations sur les opérations suspectes à bord et autour des navires, la présence de personnes non autorisées, les cargaisons douteuses et les conteneurs à risque.

Les deux pays s'engagent également à se tenir mutuellement informés lorsque de nouvelles méthodes de contrebande sont découvertes.

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