Aller au contenu principal

La Flandre harmonise les loyers de ses logements sociaux : un petit groupe paiera moins, un plus grand groupe paiera plus

Le gouvernement flamand va adapter le calcul des loyers de ses logements sociaux. Concrètement, les locataires qui louaient un bien par l'intermédiaire d'une agence immobilière sociale paieront un peu moins. Cette baisse sera compensée par le groupe de locataires qui louaient par l'intermédiaire d'une société de logement social. Pour eux, les loyers augmenteront légèrement. Cette réforme entrera en vigueur le 1er janvier prochain, son but est de favoriser une harmonisation des tarifs.

Eric Steffens
Publié:

Depuis le 1er juillet de cette année, il y a eu une importante fusion des agences immobilières sociales et des sociétés de logement social, en Flandre. Une agence immobilière sociale loue elle-même des logements sur le marché privé et les reloue ensuite à des locataires sociaux. Ces derniers bénéficient d'une subvention au loyer. Le prix que l'office de location paie au propriétaire privé, moins la subvention que le locataire reçoit, est alors le loyer net pour le locataire.

Une société de logement social, quant à elle, achète ou construit ses propres logements et les loue ensuite à des locataires sociaux. Le prix de ces logements sociaux est calculé en fonction, entre autres, du salaire du locataire.

En raison d'une différence de méthode de calcul, les locataires d'un logement d'une société de logement social paient moins cher que pour un logement similaire loué par le biais d'une agence immobilière sociale.

La fusion a permis de réduire à 41 le nombre de sociétés de logement social et d’agences immobilière sociale, mais la différence de loyer entre les deux a été maintenue. Le ministre flamand du Logement et du Budget Matthias Diependaele (N-VA), souhaite à présent réduire cette différence.

L'aide au loyer reçue par les locataires qui ont loué un bien par l'intermédiaire d'une agence immobilière sociale sera augmentée.

C'est ainsi que quelque 13 000 locataires sociaux devront payer 50 à 60 euros de moins par mois, en fonction de la localisation du bien. C'est dans les grandes villes comme Anvers et Gand que la baisse sera la plus importante, car c'est là aussi que les prix sont les plus élevés.

Pour compenser cette baisse des prix, le ministre se tourne vers les 150 000 locataires qui ont loué un logement par l'intermédiaire d'une société de logement social. Ils paieront 2 % de loyer en plus, soit en moyenne 6 euros par mois. Pour ceux qui gagnent moins, l'augmentation sera moindre, car ceux qui ont des revenus plus faibles paieront également un loyer moins élevé. Pour les revenus les plus faibles, l'augmentation sera d'environ 3,5 euros.

Selon Matthias Diependaele, il est logique de demander une contribution au groupe plus large des locataires sociaux louant par l'intermédiaire des sociétés de logement social, car le groupe louant un bien par l'intermédiaire d'une agen,ce immobilière sociale comprend relativement plus de personnes ayant les revenus les plus bas.

"L'objectif principal est d'aider le plus possible les personnes qui ont les plus gros problèmes de précarité", explique M. Diependaele. "Ces personnes sont peu nombreuses (13 000). Et comme les autres sont au nombre de 150 000, nous pouvons le faire d'une manière neutre sur le plan budgétaire, sans faire payer à ce grand groupe un loyer beaucoup plus élevé. Le loyer moyen d'un logement social est aujourd'hui d'environ 334 euros ; il passera d'ailleurs à 340 euros. Mais cela reste un loyer particulièrement bas. De cette manière, nous pouvons faire une très grande différence pour 13 000 personnes, sans que cela soit un gros problème pour les autres".

L'ensemble de la réforme est budgétairement neutre, a assuré Matthias Diependaele, en parlant d'une meilleure répartition des charges entre locataires de logements sociaux.

En savoir plus

Les plus lus

  • 1
  • 2
  • 3
  • 4
  • 5