Le commissariat de police situé sur le Parvis de Saint-Gilles (photo) a été incendié dans la nuit de jeudi à vendredi, a indiqué la zone de police Bruxelles-Midi, confirmant une information du quotidien La Capitale. Aucun blessé n'est à déplorer et les dégâts sont limités. "A l’heure actuelle, toutes les pistes sont encore ouvertes", indiquait à VRT NWS le chef de police Jurgen De Landsheer. Il n’exclut pas des représailles venant du milieu de la drogue.
Un commissariat de police incendié dans la commune de Saint-Gilles
"Un inconnu a bouté le feu au commissariat vers 3h du matin", a indiqué la porte-parole de la zone de police Sarah Frederickx. "La porte d'entrée et le hall ont été endommagés (photo), mais le reste du bâtiment n'a pas subi de dégâts. Personne n'a été blessé."
Selon les informations obtenues par VRT NWS, l'auteur des faits aurait utilisé un cocktail Molotov. Ses motivations ne sont pas encore connues. "Nous envisageons toutes les possibilités, d'un individu issu d'un milieu anarchiste à un acte de représailles face aux actions assez dures que nous avons menées contre le milieu de la drogue ces dernières semaines", indiquait le chef de police Jurgen De Landsheer.
Il ne semble par contre pas s’agir d’un acte lié au décès à Nanterre, près de Paris, d’un adolescent de 17 ans qui a été abattu par un policier qui voulait contrôler son identité alors qu’il conduisait un véhicule. Vincent Houssin du syndicat de police SLFP souligne que la police à Bruxelles est confrontée tous les jours à des actes de violence. "Des blessés, des incendies volontaires, cela devient presque des faits divers. Pour un rien, il y a des représailles".
Vincent Houssin attend aussi un soutien des responsables politiques. "Les politiques bruxellois doivent cesser de mettre des œillères et donner le feu vert à des actions plus musclées dans certains quartiers. Il faut renforcer les contrôles dans ces quartiers".

