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Les riverains du quartier diamantaire anversois en discussion avec l'échevin Tom Meeuws

Une haute concentration en métaux lourds constatée dans le quartier diamantaire anversois

L'Agence flamande des déchets (Ovam) a procédé à une étude des sols dans le quartier diamantaire anversois et confirme les analyses de sols réalisées par le passé, dans le cadre d'un projet de jardin communautaire. Des concentrations élevées en métaux lourds ont à nouveau été repérées dans la Jacob Jacobsstraat. Les habitants du quartier protestent de longue date contre une fonderie d’or qui serait, selon eux, cause de pollution. L’Ovam ne peut cependant le confirmer pour l’instant.

Anne François Belga
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L’étude des sols menée par l’Ovam dans le quartier des diamantaires d’Anvers a révélé la présence de concentrations plus élevées de métaux lourds, comme le plomb et le zinc, dans la rue Jacob Jacobs. L’analyse avait débuté l’an dernier, à la suite de la découverte de métaux lourds dans un jardin potager. Les habitants du quartier protestent de longue date contre la fonderie d'or Value Trading, que la communauté juive anversoise tient pour responsable de la pollution des sols. Les riverains affirment également que cette usine rend les gens malades.

L’Ovam a cependant constaté qu’il existe une pollution plus ancienne déjà dans les sols du quartier anversois en question. "Nous avons constaté que des couches de remplissage avaient été ajoutées au 19e siècle dans ce quartier, constituées de cendres de charbon et autres", indiquait Jan Verheyen de l’Ovam. "Ces dernières ont entrainé incontestablement des valeurs plus élevées en métaux lourds. Le quartier envisage encore d’autres sources de pollution existantes, mais c’est difficile à démontrer. On ne peut les exclure, mais l’analyse actuelle des sols ne permet pas de les démontrer avec certitude. Nous ne pouvons démontrer d’où provient quelle pollution".

Au total, vingt parcelles ont été analysées. Quatorze d’entre elles ne contiennent pas de pollution du sol ou seulement très peu, tandis que les six autres présentent des concentrations accrues. "Nous allons y faire une analyse descriptive approfondie des sols. Nous voulons posséder une carte détaillée de la pollution, pour déterminer si un assainissement est nécessaire et de quelle manière il doit être effectué", indiquait encore Jan Verheyen.

Riverains inquiets

Les résultats de l’analyse des sols ont été présentés lors d’une réunion avec les riverains du quartier de la rue Jacob Jacobs à Anvers. Environ 75 personnes y ont assisté. "Nous voulons que toutes les usines et fonderies soient défendues dans un quartier d’habitations", déclarait David Wahl, un riverain, à VRT NWS. "Il n’est pas possible que des substances nocives planent dans l’air dans un quartier résidentiel. Nous savons que dans certaines rues il y a un pourcentage plus élevé de cancers et de décès. Nous ne voulons plus attendre".

"C’est bien que nous ayons pu donner notre avis lors de cette réunion, mais la ville d’Anvers ne nous écoute pas, ou pas encore, à propos de nos douleurs et nos maladies", se plaignait un riverain qui préférait rester anonyme. "Comment est-il possible qu’une fabrique raffine autant dans un quartier résidentiel, qui comprend aussi des écoles. La ville laisse tout s’accumuler. Ils veulent maintenant blanchir la situation, pour ne pas devoir fermer l’usine".

Tom Meeuws (Vooruit), l’échevin anversois de l’Environnement, était aussi présent à cette réunion des habitants. "Nous prenons très au sérieux les craintes des riverains. Et nous voulons que tous les services fassent la lumière sur la situation, via des analyses de sols, de l’air, du sang et d’éventuels cas de cancers. Mais nous vivons dans un état de droit. C’est peut-être bizarre à entendre, mais les entreprises ont le droit de polluer un peu. Des normes leur sont cependant imposées, qu’elles doivent respecter. Mais les autorités doivent aussi s’en tenir aux procédures d’octroi de permis", indiquait Tom Meeuws.

Selon l’échevin, la ville ne peut pas fermer tout simplement la fonderie d’or Value Trading. "Nous savons qu’il existe une pollution historique, dans toute la ville d’ailleurs. Des sources de pollution étaient actives à cet endroit par le passé, mais nous sommes pratiquement certains qu’il n’y a plus actuellement de sources de pollution. Pour en être absolument certains, nous réalisons donc ces analyses. A l’heure actuelle, la fabrique n’a pas de permis pour de la raffinerie. Elle a signalé une activité de fonderie d’or. Nous l’avons contrôlé et il ne faut effectivement pas de permis pour faire fondre de l’or", précisait l’échevin Meeuws. La fonderie Value Trading a toujours nié être responsable de pollution.

La réunion organisée par l'Ovam et la ville d'Anvers pour les riverains de la rue Jacob Jacobs

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