Neuf adolescents ont été appréhendés vendredi soir dans la commune bruxelloise d’Anderlecht, suspectés d'avoir fomenté l'attaque d'un commissariat de police, rapporte lundi le chef de police Jurgen De Landsheer au micro de l’émission "De ochtend" (VRT). Les jeunes garçons, dont un seul est majeur, étaient notamment en possession de cocktails molotov et de cagoules, selon la police.
A la suite du décès de Nahel en France, 9 adolescents arrêtés qui voulaient attaquer un commissariat à Anderlecht
Les émeutes qui ont éclaté la semaine dernière en divers endroits en France, après qu’un jeune de 17 ans ait été abattu à Nanterre près de Paris lors d’un contrôle de police auquel il tentait d’échapper, ont fait tache d’huile en Belgique, dans une mesure nettement moindre cependant. Et surtout jeudi soir.
Les neuf jeunes ont été appréhendés vendredi vers minuit à la station de métro Jacques Brel, à une centaine de mètres du bureau de police de la rue Démosthène à Anderlecht. Le groupe était en possession de cocktails molotov, de produits accélérateurs d'incendie, d'armes et de cagoules. Le plus jeune membre de la bande de suspects a 12 ans et le plus âgé vient d'avoir 18 ans.
Selon la police, il est évident qu'ils étaient en route vers le commissariat de police pour l'attaquer. Des appels avaient été émis sur les réseaux sociaux pour se rassembler à la station de métro Jacques Brel et y protester après la mort du jeune Nahel à Nanterre, abattu par le tir d'un policier. Les neufs suspects ont été mis à disposition du parquet de Bruxelles.
Depuis la mort de cet adolescent, la France est sujette à une vague d'émeutes qui se réverbère aussi en Belgique. En fin de semaine passée, des appels aux rassemblements et à la confrontation avec la police ont été constaté sur les réseaux sociaux à Bruxelles. Jeudi, de petits incidents sont survenus dans la capitale où la police a intercepté 64 personnes. Vendredi et samedi, il y a encore eu respectivement 101 et 35 jeunes gens placés en détention préventive.

