Le Premier ministre Alexander De Croo a été désigné jeudi comme président par intérim de l'Open VLD dans l'attente du choix d'une "figure de consensus" pour diriger le parti libéral flamand, en crise, a-t-on appris à l'issue d'une réunion du bureau du parti à Bruxelles.
Alexander De Croo président ad interim de l'Open VLD dans l'attente d'une "figure de consensus"
Alexander De Croo devra, avec le président démissionnaire, Egbert Lachaert, rechercher un nouveau président dans la période à venir.
Le Premier ministre s'était déclaré dès mercredi, avec l'annonce du départ de M. Lachaert à la rentrée, prêt à diriger l'Open VLD jusqu'à la désignation d'un nouveau président. "Le parti peut compter sur moi jusqu'à la désignation d'un nouveau président", avait-il affirmé.
Alexander De Croo, qui a présidé l'Open VLD de 2009 à 2012, avait remercié M. Lachaert pour son investissement et le travail qu'il a mené.
Les dernières enquêtes d'opinion ne sont guère enthousiasmantes pour les libéraux flamands. Selon certaines d'entre elles, ils recueillent moins de 10% des intentions de vote.
"L'Open VLD fait face à un grand défi mais je suis convaincu que nous pouvons y arriver. Notre parti se bat pour un pays qui travaille et où ceux qui travaillent sont récompensés. Dans lequel les gens libres peuvent être forts et mener leur vie comme ils le veulent. Nous soutenons une politique qui n'a pas peur de coopérer pour avancer. Avec des politiques qui tissent des liens au lieu de diviser.
Voilà ce à quoi je consacrerai mon attention et mon énergie durant l'année qui vient", a-t-il dit.
Le président du PS Paul Magnette a déjà annoncé son opposition à cette double casquette. "Un Premier ministre doit être au-dessus de la mêlée, il ne peut pas être président d'un parti en même temps, même ad intérim", a-t-il réagi sur Twitter.
En février 2019, un autre Premier ministre libéral avait assumé la présidence de son parti: Charles Michel, dont le gouvernement était devenu minoritaire à la suite du départ de la N-VA, avait repris les rênes du MR à Olivier Chastel en vue des élections du mois de juin.
Et c'est encore chez les libéraux en 2004 que le Premier ministre Guy Verhofstadt avait brièvement exercé la présidence de son parti. Elio Di Rupo avait également conservé la présidence du PS lorsqu'il est devenu Premier ministre en 2011 mais avait confié l'exercice de celle-ci à Thierry Giet et ensuite à Paul Magnette.

