Depuis l'introduction des listes noires au début du mois, 29 personnes ont déjà été interdites d'accès à l'un des domaines récréatifs de Flandre orientale, a indiqué ce mercredi la députée An Vervliet (N-VA). Cette province est actuellement la seule à disposer d'une telle liste pour les fauteurs de troubles. Des discussions à ce sujet sont toutefois également en cours au niveau fédéral.
Déjà 29 personnes interdites d'accès aux domaines récréatifs de Flandre orientale
Depuis le 1er juin, quatre parcs de loisirs de la province de Flandre orientale disposent d'une liste noire, interdisant l'accès aux visiteurs qui adoptent des comportements inappropriés ou qui se sont introduits dans le domaine récréatif de façon illégale. Ces visiteurs sont dès lors exclus du parc, pour une durée allant d'une semaine à six mois.
Chaque interdiction d'accès est décidée par un gestionnaire du domaine. La police est également appelée en cas d'infraction grave. "On ne le fait pas volontiers. Mais il faut pouvoir dire que nous ne voulons pas de ces comportements", souligne la députée An Vervliet.
Depuis la mise en place de ces listes noires, deux personnes ont été interdites d'entrée au parc De Ster à Saint-Nicolas, après avoir jeté un objet sur des animaux. Quatre cas d'effraction ont également été enregistrés. Ces visiteurs ont été interdits d'accès pendant un mois. A Grammont, dans le domaine De Gavers (photo), un cas grave d'agression a été sanctionné par une interdiction d'entrée de six mois. Un cas d'effraction et d'agression au sein du domaine de Nieuwdonk, dans la commune de Berlare, a quant à lui mené à une interdiction d'accès de 13 mois.
Vers une liste noire nationale ?
La gestion de ces listes noires fait l'objet d'une vive controverse en Flandre orientale, autour de la question de la protection de la vie privée notamment. La province dispose de la possibilité d'exclure des visiteurs pour quatre parcs récréatifs, au contraire de la Ville de Gand, responsable du domaine de Blaarmeersen, dont le conseil communal a déjà exprimé des doutes sur la légalité du système. L'échevine compétente Sofie Bracke (Open VLD) consultera la ministre fédérale de l'intérieur Annelies Verlinden à ce sujet la semaine prochaine. Elle plaide en faveur d’une liste noire nationale.
D'autres voix s'élèvent pour demander l'établissement d'une liste noire nationale pour les fauteurs de troubles, par analogie avec l'interdiction de stade pour les hooligans. Fin mai, 84 personnes avaient dû être expulsées du domaine de Blaarmeersen, le plus souvent après avoir escaladé la clôture du parc ou après une altercation.
