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De gauche à droite : Gunther Van Doorslaer, Jozef Emmerechts et Wim Verbeke

L'ancien bourgmestre de Meise et un ex-échevin condamnés pour corruption passive

L'ancien bourgmestre de Meise Jozef Emmerechts et l'ex-échevin Wim Verbeke ont été reconnus mercredi coupables de corruption passive par le tribunal correctionnel de Bruxelles, qui les a condamnés à un an de prison avec sursis et une amende de 32.000 euros. Quant à Gunther Van Doorslaer, il a écopé lui aussi d'un an de prison avec sursis, assorti d'une amende de 16.000 euros.

Eric Steffens Belga
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Les deux hommes avaient délivré les permis soumis par Gunther Van Doorslaer, membre du même parti, pour son entreprise horticole en échange d'un séjour tous frais payés.

"Jos" Emmerechts a siégé durant 24 ans au conseil communal de Meise, dont six années en tant que bourgmestre de cette localité du Brabant flamand.

En 2012, il avait été choisi pour figurer sur la liste du CD&V. Il avait ensuite tiré la liste aux élections communales de 2018 pour LB+, une alliance entre les libéraux de l'Open VLD et d'anciens membres des chrétiens démocrates du CD&V. LB+ avait obtenu la majorité des suffrages (8 sièges sur 25), mais s'était tout de même retrouvé dans l'opposition face à une coalition formée par la N-VA, Samen Anders (un cartel de Groen et du sp.a) et le nouveau parti citoyen PRO.

Gunther Van Doorslaer s'était présenté en quatrième position sur la liste LB+ lors de ces élections communales de 2018.

Des séjours à Knokke-Heist et en Espagne

Gunther Van Doorslaer aurait proposé aux deux anciens élus, Jozef Emmerechts et l'ex-échevin Wim Verbeke, un séjour à Knokke-Heist et en Espagne en échange d'un permis d'extension pour son entreprise horticole. L'homme avait notamment obtenu un permis de construction d'un espace commercial de plain-pied comprenant cinq appartements et un parking souterrain.

Le parquet avait pointé des pratiques de clientélisme lors de l'octroi des permis. "L'entreprise horticole a obtenu facilement des permis urbanistiques et socio-économiques, malgré un avis défavorable du service d'urbanisme.

L'aménagement du territoire, au sein de la commune, occupait un rôle marginal comparé à l'aide apportée à un bon ami."

Les trois prévenus ont plaidé non coupable, mais leur défense n'a pas convaincu le tribunal.  

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