Pour les femmes et les hommes qui ont eu un cancer du sein et dont le pronostic est rapidement favorable les primes à payer pour certaines assurances seront bientôt réduites. Il s'agit notamment de l'assurance solde restant dû (nécessaire pour contracter un prêt immobilier) et de l'assurance revenu garanti pour les indépendants. Le gouvernement renforce ainsi le "droit à l'oubli" pour les personnes ayant souffert d'une maladie grave.
Le "droit à l'oubli" interviendra plus rapidement pour les quelque 5 000 personnes atteintes d’un cancer du sein
Le nouveau régime s'appliquerait à environ 5 000 femmes et hommes* confrontés chaque année à un cancer du sein. Qu'est-ce qui va changer concrètement pour les personnes concernées ?
Concrètement, pour les cancers du sein in situ, lorsque la tumeur est confinée au niveau du tissu où elle a pris naissance, le délai d'attente (période pendant laquelle, après traitement, le droit au logement n'est pas garanti) disparaîtrait complètement.
Et pour les personnes confrontées à un cancer du sein qui s'est étendu à d'autres tissus mais qui est encore 'petit' ou diagnostiqué à un stade précoce, le délai d'attente sera réduit à un an.
Pour le groupe diagnostiqué avant l'âge de 21 ans, un ajustement à un maximum de 5 ans aura lieu (alors qu'il peut aller jusqu'à 8 ans pour les autres bénéficiaires).
La réduction des délais d'attente fait suite à un rapport sur le cancer du sein émanant du Centre fédéral d'Expertise des Soins de Santé.
"Les personnes chez qui l'on diagnostique un cancer traversent une période difficile sur le plan mental et physique. Elles sont diagnostiquées, puis elles subissent un traitement difficile et, enfin, elles sont souvent pénalisées par leur assureur. Il est d'autant plus pénible qu'une fois guéri, on reste hanté par une maladie qui a eu un impact considérable sur sa vie et celle de sa famille", a déclaré le ministre fédéral de la Santé, Frank Vandenbroucke (Vooruit).
Le nouveau règlement entrera en vigueur dès sa publication au Moniteur belge. "Et ce, dans un délai de deux mois au plus tard", a précisé Frank Vandenbroucke. Après le rapport sur le cancer du sein, le Centre fédéral se penchera sur plusieurs autres maladies : d'abord le diabète de type 1, puis le cancer de la thyroïde, le mélanome de stade I et le VIH (le virus qui cause le sida).
* Le risque de cancer du sein chez l'homme est relativement faible : 1 sur 100 000. Concrètement, cela représente 81 hommes belges par an. Ils ont 100 fois moins de risques d'avoir un cancer du sein que les femmes. (source : pink-ribbon.be)
