Des valeurs trop élevées en PFAS - des substances poly- et perfluoroalkylées nocives pour la santé et l'environnement - ont été relevées dans des eaux souterraines situées près du site d'une entreprise à Arendonk en province d'Anvers, à la frontière avec les Pays-Bas. Plusieurs mesures liées à la consommation d'eau de puits ont été mises en place, confirme la commune.
Dans un périmètre de 500 mètres autour du site, situé au numéro 89 de la Moerenstraat, les autorités locales demandent aux habitants de ne pas utiliser l'eau de puits pour boire et cuisiner. Il est également déconseillé d'utiliser cette eau pour remplir sa piscine ou arroser son potager. Elle peut par contre être utilisée pour alimenter les toilettes ou laver une voiture.
La contamination du site de l'entreprise serait de nature historique et n'aurait donc pas été causée par les propriétaires actuels. Une enquête plus approfondie devra déterminer la gravité de la pollution. Une analyse des sols a également été menée mais s'est avérée rassurante, selon l'agence publique flamande en charge des déchets (OVAM). Aucune mesure liée à l'utilisation des sols n'est donc nécessaire.
C'est le deuxième site de la commune d'Arendonk à présenter des valeurs trop élevées en PFAS. Une caserne de pompiers posait elle aussi problème, probablement en raison de l'utilisation d'extincteurs dont la mousse contenait des PFAS par le passé.
En Flandre, la question de la contamination aux PFAS fait régulièrement l'actualité depuis la découverte d'une large pollution de ce type engendrée par l'entreprise chimique américaine 3M à Zwijndrecht, en province anversoise.
