Les Belges se déplacent le plus souvent à pied (95% des répondants) ou en voiture (94%), révèle une enquête du service public fédéral Mobilité sur leurs habitudes de mobilité. Dans ce cadre, 4.600 personnes âgées de 18 à 79 ans ont été interrogées sur leur fréquence d'utilisation de divers modes de déplacement au quotidien. En début de semaine, une étude menée par Bruxelles Mobilité avait déjà révélé que les habitants de la capitale marchent et roulent plus à vélo, tandis qu’ils ont davantage la tendance de laisser leur voiture au garage.
Les Belges se déplacent surtout à pied ou en voiture, le vélo gagne en popularité
Les transports en commun et le vélo représentent les deux principales alternatives à la voiture, si l’on en croit l’enquête réalisée par le service public fédéral Mobilité, avec respectivement 65% et 56% des répondants. Les enjeux environnementaux et climatiques peuvent, en partie, expliquer ces alternatives.
Près d'un tiers des cyclistes souhaitent par ailleurs augmenter leur utilisation du vélo dans les douze prochains mois et un non-cycliste sur cinq indique sa volonté de se mettre à la bicyclette. En outre, 14% des utilisateurs d'un vélo non-électrique déclarent envisager le passage à l'électrique. Ces déplacements cyclistes se font majoritairement pour des trajets entre le domicile et le travail, ou pour faire des courses.
Des disparités sont toutefois signalées entre les Régions : un peu plus d'un quart des Flamands disent ne jamais rouler à vélo, contre 65% à Bruxelles et 70% en Wallonie.
L'enquête souligne encore que plus de la moitié des répondants prennent le train au moins une fois par an. Quatre sondés sur dix (39%) ne l'utilisent que quelques fois par an mais, parmi les plus jeunes, le rail a bien plus de succès : près d'un quart des 18-24 ans, principalement les étudiants, embarquent dans un train au moins une fois par semaine. Cette part des utilisateurs réguliers diminue ensuite progressivement avec l'âge.
Enfin, un quart des répondants sont identifiés comme "sédentaires", c'est-à-dire ne se déplaçant ni à vélo, ni à pied au moins une fois par semaine. Cette proportion augmente dans les zones non urbaines, pour atteindre 27% en Flandre et 32% en Wallonie.

