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Une rémunération plus élevée pour les enseignants spécialisés pour rendre la profession plus attrayante

Des enseignants spécialisés mieux rémunérés, engager un directeur adjoint dans l'enseignement primaire et intégrer dans les classes de personnes issues du monde de l'entreprise et titulaires d'un diplôme pédagogique. Telles sont quelques-unes des mesures prises par le gouvernement flamand pour susciter l'intérêt pour le métier d’enseignant et rendre la profession plus attrayante.

Eric Steffens
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La mesure la plus visible est celle qui concerne les enseignants spécialisés. L'idée est de briser la carrière linéaire de l'enseignant et de rendre ainsi la profession plus attrayante. Après dix ans d'enseignement dans le primaire ou le secondaire, l'enseignant spécialisé pourra se voir confier des tâches supplémentaires spécifiques à l'école en fonction de son expertise. En contrepartie, il percevra une rémunération supplémentaire, de l'ordre de 250 euros en moyenne. Ces missions ont une durée de trois ans et pourront être prolongées.

Les écoles pourront décider elles-mêmes à qui elles accordent ce statut, en fonction de leurs besoins. Il s'agit toutefois d'enseignants expérimentés qui possèdent ou peuvent développer une certaine expertise, comme la manière d'enseigner dans les classes les plus difficiles ou d'accueillir correctement les nouveaux enseignants.

Un soutien supplémentaire

Dans l'enseignement primaire d’autres mesures seront prises. Un directeur d'école pourra y recevoir le soutien d'un "directeur adjoint". Des enseignants pourront alors l'aider dans ses tâches de gestion, par exemple.

En outre, toutes les écoles se verront offrir des possibilités supplémentaires lorsqu'un enseignant est en congé de longue durée. Il sera alors possible de déployer des personnes ayant une expertise psychologique, sociale ou pédagogique pour 20 % des heures d'enseignement. Elles pourront alors apporter un soutien supplémentaire à l'équipe enseignante.

Les entreprises pourront "prêter" des salariés aux écoles

Le ministre flamand de l'Enseignement, Ben Weyts (N-VA), a déjà annoncé qu'il souhaitait pouvoir travailler avec des enseignants invités, venant du monde de l’entreprise. Ce point a également été repris dans la nouvelle proposition de décret.

D'une part, il s'agit de personnes ayant un diplôme d'enseignement mais qui cherchent de nouveaux défis. Elles pourront être "prêtées" aux écoles en manque de profs. Elles conservent alors leur salaire dans l'entreprise et l'école rembourse à l'entreprise les heures où l'enseignant vient travailler.

D'autre part, il y a les personnes qui n'ont pas de diplôme d'enseignement mais qui possèdent une expertise utile qui peut être intéressante pour les élèves. Dans ce cas, une école pourra les employer pour un tiers d'une mission d'enseignement complète. Cette mesure ne s'applique que temporairement pour les deux prochaines années scolaires.  

Solutions structurelles

Avec ces mesures, le gouvernement flamand espère rendre la profession plus attrayante et mieux soutenir les enseignants. La question se pose toutefois de savoir si ces mesures permettront de remédier à la pénurie actuelle dans l’enseignement.

Pour des mesures structurelles à plus long terme, le gouvernement flamand a mis en place une Commission des Sages. D'ici la fin de l'année, ce groupe d'enseignants, de directeurs et d'experts devrait proposer un plan visant à rendre la profession d'enseignant plus attrayante. Les partenaires sociaux y travailleront par la suite.  

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