Mis sur pied par le gouvernement Jambon dans la foulée de la crise sanitaire, le plan de relance flamand permettra de créer 40.740 emplois d'ici 2030, principalement dans le secteur des soins et de la construction. C’est ce qu’a calculé le consultant Idea, à la demande du gouvernement flamand. Il souligne néanmoins que les embouteillages sur les routes du pays pèsent sur la productivité.
Le plan de relance flamand devrait permettre de créer 40.000 emplois d'ici 2030
En 2020, le gouvernement flamand avait libéré 4,3 milliards d'euros pour faire face aux conséquences des mesures prises pour lutter contre l’épidémie de Covid-19. Sur ce montant, 825 millions étaient destinés au marché du travail. "Notre plan de résilience prévoit un certain nombre d'incitants pour guider les demandeurs d'emploi et les talents vers l'emploi", souligne le ministre-président flamand Jan Jambon. "Ces projets doivent améliorer certaines faiblesses structurelles du marché du travail, telles que le nombre de personnes en invalidité".
Le consultant Idea indique que la création d’emplois se produira avant tout dans les secteurs qui sont en grande pénurie de main-d’œuvre qualifiée, à savoir les soins et la construction. Les consultants soulignent que la Flandre devra accorder une attention toute particulière à la formation et l’afflux de possibles candidats si elle veut atteindre ses objectifs. Ces prochaines années, quelque 6.000 emplois vacants viendront en effet s’ajouter au besoin annuel de recrutement de près de 19.000 personnes dans le secteur des soins. Dans le secteur de la construction, il faudra quelque 8.151 recrutements en plus de la demande escomptée de plus de 9.000 nouveaux travailleurs.
La Flandre a toujours une productivité par habitant élevée par rapport à la moyenne de la zone euro, mais la croissance de plusieurs indicateurs de productivité a fortement diminué au cours des 20 dernières années, note encore Idea. Face à cette situation, le plan flamand se concentre sur les investissements qui améliorent directement la productivité. Les citoyens en sont les principaux bénéficiaires, notamment grâce à l'accès à la formation et à l'amélioration des infrastructures de transport.
Améliorer la mobilité
Pour tirer parti de l'investissement privé, il faut "un cadre réglementaire clair et stable qui s'inscrit dans une vision cohérente de la numérisation, de l'énergie et de l'économie circulaire", notent encore les consultants. Ces derniers soulignent enfin l'importance d'une mobilité fluide. "Les embouteillages réduisent la productivité en raison des longs temps de trajet et entraînent une hausse des coûts de transport."
Le rapport de productivité de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) souligne également que la Belgique possède une infrastructure de transport de qualité inférieure et que les embouteillages mettent énormément de pression sur la productivité dans notre pays.

