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L’utilisation du préservatif et de la pilule contraceptive a reculé chez les jeunes Flamands

C'est ce qui ressort de la vaste étude quadriennale menée auprès de 20.000 jeunes, "Les jeunes et la santé", commandée par la ministre flamande du Bien-être Hilde Crevits (CD&V). Cette enquête montre également qu’un jeune sur trois âgé de 11 à 18 ans a déclaré avoir été attouché sexuellement de manière inappropriée au moins une fois en 2022.

Eric Steffens Belga
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Le nombre de jeunes âgés de 11 à 18 ans qui déclarent avoir eu des rapports sexuels reste pratiquement le même qu'il y a quatre ans, soit 22,2 %. En 2006, ils étaient près de 30 %.

Comme prévu, le nombre de jeunes sexuellement actifs augmente avec l'âge. Ainsi, 42,5% des 17-18 ans le sont, contre 4% des 13-14 ans. Il n'y a pratiquement pas de différence entre les garçons et les filles.

Moins de préservatifs et de pilule contraceptive

En ce qui concerne l'utilisation des contraceptifs, l'étude constate des différences notables. "Moins de jeunes ont par exemple utilisé un préservatif lors du premier contact sexuel: une baisse de 72,4% en 2018 à 64,3% en 2022", souligne le chercheur principal Maxim Dierckens. "L'utilisation de la pilule contraceptive a également reculé. En 2022, 61,9% des jeunes ont déclaré utiliser la pilule contraceptive, alors qu'ils étaient 67,5% en 2018."

L'enquête ne fournit pas d'explication concluante à cette baisse de l'utilisation des préservatifs et de la pilule. Aucune question n'a été posée sur l'utilisation d'autres contraceptifs, bien que les chercheurs pensent que cela pourrait être une partie de l'explication. Les filles, en particulier, se tournent de plus en plus vers des contraceptifs autres que la pilule.

"Les filles peuvent chercher des alternatives parce qu'elles ne veulent plus prendre de contraception hormonale ou parce qu'elles cherchent simplement un contraceptif qui leur convient mieux", explique Boris Cruyssaert, porte-parole de Sensoa, le centre d'expertise flamand pour la santé sexuelle.

Comportements transgressifs

Une autre évolution notable concerne les signalements de comportements transgressifs. La proportion de jeunes ayant subi des attouchements sexuels non désirés au moins une fois ou plus en 2022 est de 26,3%, une augmentation conséquente par rapport aux 18,9% de 2018. La proportion de jeunes ayant rapporté des attouchements sexuels contraints (une fois ou plus) est passée de 6,9% en 2018 à 10,9% en 2022.

Il est par contre difficile de dire s'il y a réellement eu une augmentation des cas de comportement transgressif. Selon le porte-parole de Sensoa, la "discutabilité accrue" de ce type de comportement au cours des dernières années pourrait bien jouer un rôle dans la hausse des signalements.

Selon la ministre flamande des Affaires sociales, Hilde Crevits (CD&V), nous devons rester "vigilants". "Mais la volonté accrue d'en parler est importante pour que les jeunes osent aussi faire le pas de la dénonciation."

Pour la première fois, l'enquête s'est également intéressée à l'identité de genre et à l'attirance sexuelle des jeunes. Une faible proportion (2,9%) des sondés a été identifiée comme ayant une diversité de genre. La majorité des jeunes (88,2%) étaient hétérosexuels, 7,7% étaient LGBT et 4,2% n'étaient encore attirés par personne.

Cette étude fait partie de la grande enquête "Les jeunes et la santé" demandée par la ministre flamande du Bien-être Hilde Crevits (CD&V). Des résultats sur le bien-être mental, social et physique ont été publiés antérieurement.

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